Dans le grenier de Claire

Concours sur le blog: vive Noël!

1 Décembre 2016, 19:42pm

Publié par Claire

Enfin, le mois de décembre est arrivé! Le premier chocolat du calendrier, les gants ressortis, les jolies décorations des magasins, un esprit festif... Ce mois est décidément magique! Et comme l'an dernier, j'ai décidé d'organiser un concours de Noël qui me permettra également de fêter la barre des 1000 abonnés sur Twitter - enfin 1060 à l'heure où j'écris cet article. Merci à tous de votre grande fidélité, avec une mention spéciale pour la communauté du monde du spectacle avec laquelle je collabore de plus en plus, avec plaisir!

J'ai donc préparé un lot en rapport avec plusieurs thématiques de mon blog - précisons qu'il n'y a pas là de partenariat, c'est moi qui vous offre ces petites surprises! :)

Ce lot spécial Noël comporte donc:

-un livre, bien sûr. Et comme l'atmosphère est un peu morose en ce moment, j'ai choisi un livre spécial bonne humeur: Les eaux troubles du mojito - et autres belles raisons d'habiter sur Terre de Philippe Delerm, une somme de petits bonheurs du quotidien merveilleusement bien décrits...

-une décoration toute douce dénichée chez Monoprix

-et comme j'aime également parler de gourmandise sur mon blog, une petite étoile Ferrero Rocher.

Concours sur le blog: vive Noël!
Concours sur le blog: vive Noël!
Concours sur le blog: vive Noël!
Concours sur le blog: vive Noël!
Et voilà le lot complet! :)

Et voilà le lot complet! :)

Comment participer?

Tout d'abord, chers lecteurs fidèles, n'hésitez surtout pas à participer, il faut toujours tenter sa chance!

Il faut laisser un commentaire ci-dessous pour valider votre participation et me dire si vous avez commandé un livre au Père Noël et lequel... :) Si je juge que le commentaire n'est pas assez poli et que vous ne venez que pour le concours, je me réserve le droit de ne pas attribuer de chance.

Pour cumuler des chances supplémentaires:

-abonnement à la newsletter: +3 - me préciser "Je suis abonné(e) à la newsletter", cela m'aidera à compter. Pas la peine de mettre votre mail en public, je recouperai les informations

-suivi sur un réseau social +2 par réseau, en me précisant les pseudonymes (ou le début des pseudonymes si cela vous gêne): Twitter , FB , IG , HC .

-un partage sur le réseau social de votre choix en mode public: +1 par partage, si vous me recopiez bien le lien. Sinon il est impossible pour moi de vérifier par manque de temps...

Vous pouvez participer jusqu'au 15 décembre inclus!

 

Bonne chance à tous... et je vous souhaite un très beau mois de décembre! :)

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Rencontre avec Alain Rey à l'occasion de la sortie de la nouvelle édition de son Dictionnaire Historique de la Langue Française

30 Novembre 2016, 22:13pm

Publié par Claire

Il y a quelques jours, j'ai été conviée, avec d'autres blogueurs, à une rencontre avec le grand Alain Rey. Et cette rencontre avait lieu dans un très joli lieu, grâce à la complicité du Centre des Monuments Nationaux: à l'hôtel de Sully! 

Seule photo rescapée de ma panne d'ordinateur... Les autres photos de cet article m'ont été envoyées par les éditions Le Robert, merci à eux d'être venus à la rescousse.

Seule photo rescapée de ma panne d'ordinateur... Les autres photos de cet article m'ont été envoyées par les éditions Le Robert, merci à eux d'être venus à la rescousse.

Si nous étions conviés à rencontrer ce grand homme de la littérature, cet amoureux des mots (et un peu notre gardien de la langue française face aux anglicismes), c'est qu'il y avait une très belle raison: la sortie de la nouvelle édition de son Dictionnaire Historique de la Langue Française. Ce dictionnaire, je le connais depuis des années, est absolument passionnant. Il nous dévoile l'histoire des mots, et comme le dit si bien Alain Rey, se lit comme un roman ("Chaque mot raconte une histoire, souvent romanesque et pittoresque, toujours révélatrice"). Ouvrir ce dictionnaire, c'est parfois, j'en suis témoin, passer des heures à naviguer d'un mot à un autre parce que l'on est curieux de tout, ébahis de cette histoire pas comme les autres qui nous amène à avoir un autre regard sur notre langue, une véritable "visite guidée" comme le dit si bien Alain Rey ("Décrire et explorer les mots de la langue française, c'est un peu faire une visite guidée d'une ville ou d'un pays riche de son histoire, avec de grands monuments anciens, certains délaissés et déserts, d'autres fréquentés, avec aussi des bâtiments modestes mais pleins de vie, des terrains vagues, des ruines, des chantiers...").

Crédit photo: Editions Le Robert

Crédit photo: Editions Le Robert

Les nouveautés de cette édition...

Il faut savoir que la première édition, fruit d'un travail passionné de plusieurs linguistes, date de 1992; elle comportait déjà deux volumes. Il y a eu plusieurs rééditions, bien sûr, mais celle-ci comporte une nette augmentation du nombre de mots expliqués et s'est enrichie de l'apport du site Gallica (BNF), donnant un nouvel éclairage à l'histoire de notre langue.Parmi les mots nouveaux, comme nous l'explique Alain Rey ce soir-là, il y a beaucoup de régionalismes et de mots issus de la francophonie: s'épivarder, écrapoutir, ambianceur, bobettes... Côté gastronomie, on retrouvera les mots bento, gianduja (j'en ai l'eau à la bouche), matcha, boulgour, bo bun... Je suis certaine que vous êtes curieux de connaître les nouveautés côté mots familiers: on a baltringue, boloss, foutraque... Et évidemment, le dictionnaire s'adapte à l'évolution de notre société et on y trouvera hashtag, Facebook, bug, et je vous rassure, blog, blogueur, blogosphère...

Crédit photo: Editions Le Robert

Crédit photo: Editions Le Robert

Crédit photo: Editions Le Robert

Crédit photo: Editions Le Robert

Crédit photo: Editions Le Robert

Crédit photo: Editions Le Robert

Crédit photo: Editions Le Robert

Crédit photo: Editions Le Robert

... et tout ce que nous a appris Alain Rey ce soir-là

Il y avait quelque chose d'extraordinaire dans cette rencontre: cette volonté de transmettre, cette humilité malgré tout le recul et la connaissance qu'a Alain Rey de notre langue. Oui, il nous a parlé de son ouvrage, non sans émotion, mais il nous a aussi transmis tant de choses, tant de petits trésors de l'histoire des mots et un point de vue général sur l'histoire de la langue française... Difficile de tout raconter ici malgré ma dizaine de pages de notes!

Il a commencé par un large panorama de l'histoire du français, rappelant que "l'étymologie sert à établir des liens perdus dans le langage courant", car les langues ont une épaisseur. Or  aujourd'hui, rappelle-t-il, nous vivons dans un monde où l'information circule par des électrons, et nous avons à notre disposition un capital de mémoire infini: ce changement de société est comparable à l'invention de l'écriture! Cette écriture, elle a changé la langue parlée, car la langue parlée sans écriture fonctionne différemment. Le sumérien est ainsi la première langue notée massivement (bien qu'il y ait eu des tentatives pendant la Préhistoire). L'écriture apparaît pour des raisons financières: on a besoin de concepts pour compter la marchandise. Les langues s'organisent aussi autour des fonctions politiques... et du mensonge, elles peuvent servir à manipuler l'humain. Les animaux n'arrivent jamais à cette puissance d'organisation des choses par la langue.

La grammaire, elle, évolue beaucoup moins vite que les mots, elle est beaucoup plus intime. Elle est le signe de l'existence d'une communauté, d'une certaine vision du monde exaltée par la réalité politique. 

L'exemple de la Grèce au Vème siècle avant J.-C. montre la possibilité d'exploitation d'une langue qui était au début seulement un dialecte, le dialecte athénien, et qui a pris le pouvoir sur les autres, comme l'idiome de l'ïle-de-France des siècles plus tard.

Le français, lui, est une langue double (Alain Rey cite Baudelaire: "Je suis la plaie et le couteau!"). Il a subi les assauts d'une autre langue, mais pour réussir, il doit faire du mal aux langues voisines. Le gaulois, lui, a disparu car il n'était pas écrit et était au contact justement d'une langue écrite.

"Le français n'est jamais qu'un créole du latin", en ce sens qu'il emprunte des éléments à plusieurs langues et en fait une nouvelle langue. Il a conservé très peu de mots de source germanique, mais il y a quelques mots inattendus, comme le mot terroir. 

Les langues doivent toujours décrire des réalités nouvelles, intégrer des concepts nouveaux et les nommer (ainsi, le mot atome désigne à la base ce qui est insécable... ce qui n'est donc plus valable!). Alain Rey nous cite le mot computer, signifiant machine à compter si l'on cherche dans ses racines latines. Or, en français nous disons un ordinateur, une machine qui met en ordre: la conception est différente! Malheureusement, aujourd'hui, on a perdu cette aptitude des langues européennes à réagir aux influences mondiales. Le problème qui se pose aujourd'hui pour le français est d'être capable d'exprimer le monde sans perdre son esprit.

Puis pour finir, Alain Rey nous a fait voyager de mot en mot... Nous avons par exemple appris que l'étymologie du mot rose ne s'arrêtait pas au mot rosa en latin... Car les latins eux-mêmes percevaient ce mot comme venant du persan. Il nous a fait part aussi d'une étrange découverte lors de ses pérégrinations sur le site Gallica: le mot pare-brise, aujourd'hui utilisé pour les voitures, désignait avant un des ornements de la femme pour protéger leur toilette et leur maquillage du vent... Mais pour en savoir plus, il faudra ouvrir cette nouvelle édition! :)

 

 

Nouvelle édition du Dictionnaire Historique de la Langue Française, Le Robert

 

 

Depuis le 20 octobre 2016

Prix: 109€ - Coffret de 2 volumes - Disponible également sur Iphone et sur Ipad (Prix de lancement: 49.99€)

 

 

Merci beaucoup aux éditions Le Robert pour cette rencontre que je ne suis pas prête d'oublier!

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Coup de cœur pour Culottées de Pénélope Bagieu

26 Novembre 2016, 20:46pm

Publié par Claire

Il y a quelques semaines, en flânant dans une de mes librairies préférées, un livre a tout de suite attiré mon attention par sa jolie couverture : Culottées - Des femmes qui ne font que ce qu'elles veulent, une bande-dessinée de Pénélope Bagieu dont j'avais déjà adoré les BD il y a quelques années (dont bien sûr Ma vie est tout à fait fascinante). Ce très bel album nous présente "quinze portraits de femmes qui ont inventé leur destin", déjà parus sur le blog de la dessinatrice.

Coup de cœur pour Culottées de Pénélope Bagieu
Coup de cœur pour Culottées de Pénélope Bagieu
Coup de cœur pour Culottées de Pénélope Bagieu

Cette galerie de portraits nous présente des femmes toutes exceptionnelles et pas forcément connues, et c'est justement ce que j'ai aimé dans cet album: en alternant humour et émotion, Pénélope Bagieu met en avant des femmes au destin pas comme les autres parce qu'elles ont osé, parce qu'elles ont mené certains combats jusqu'au bout, menant parfois à la mort. Des destins parfois tragiques, comme les soeurs Mariposas qui se sont opposées à la dictature en République Dominicaine, étonnants, comme Giorgina Reid qui a mis toute son énergie à préserver un phare face à l'érosion, ou émouvants, comme lui de Leymah Gbowee qui a reçu un Prix Nobel de la Paix en 2011. On sent qu'il y a derrière un véritable travail documentaire, et j'ai appris beaucoup de faits historique en lisant cette galerie originale de portraits.

La bonne nouvelle, c'est que le deuxième tome, comportant 15 autres portraits, paraît très bientôt: le 26 janvier 2017, avec une couverture verte cette fois-ci...

 

 

Culottées, Des femmes qui ne font que ce qu'elles veulent de Pénélope Bagieu - Volume 1

Paru le 22 septembre 2016, Volume 2 à paraître le 26 janvier 2017

Gallimard - 19,5 €

 

 

 

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Les Divalala au Théâtre Trévise: un trio (d)étonnant!

25 Novembre 2016, 21:15pm

Publié par Claire

Retour au Théâtre Trévise après y avoir beaucoup aimé Carmen à tout prix l'an dernier... Cette fois-ci, toujours dans le domaine du chant, place à un dynamique trio de jeunes femmes, Les Divalala, qui revisitent avec brio quelques célèbres tubes de variété pour leur nouveau spectacle Femme, Femme, Femme, après le succès de Chansons d'amour traficotées.

Les Divalala au Théâtre Trévise: un trio (d)étonnant!

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces trois pétillantes jeunes femmes, Angélique Fridblatt, Gabrielle Laurens et Marion Lépine multiplient les talents musicaux. Non contentes de chanter a cappella, à trois voix bien sûr, ce qui est en soit une performance, elles semblent s'amuser sur scène à expérimenter l'univers sonore, entre percussions de toutes sortes, bruitages, instruments... Il y a une véritable mise en scène, souvent drôle, décalée, parfois poétique, teintée d'une certaine mélancolie. J'ai adoré la reprise de Stromae ("Tous les mêmes"), impressionnante d'un point de vue musical. Même si les transitions théâtralisées, non chantées, me semblent parfois en trop - mais permettent je pense aux chanteuses de reprendre leur souffle -, j'ai été absolument ébahie devant cette véritable performance vocale et la joie de vivre visible de ces trois chanteuses pas comme les autres. A ne pas rater!

Crédit photo: Les Divalala

Crédit photo: Les Divalala

Crédit photo: Les Divalala

Crédit photo: Les Divalala

Femme, Femme, Femme, au Théâtre Trévise jusqu'au 6 mars 2017

Tous les lundis à 19h30

Avec Angélique Fridblatt, Gabrielle Laurens et Marion Lépine

Mise en scène de Freddy Viau, direction musicale de Raphaël Callandreau

Merci aux Divalala pour leur invitation :)

 

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Rencontre avec Fanny Cottençon, Sam Karmann et Jean-Luc Moreau au Théâtre Rive Gauche

12 Novembre 2016, 21:29pm

Publié par Claire

Si vous prenez le métro, vous n'avez sans doute pas raté les affiches de Petit Crimes Conjugaux, que vous pouvez retrouver au Théâtre Rive Gauche depuis le 29 septembre 2016. Rappelez-vous, je suis allée voir la pièce il y a quelques semaines... Eh bien, avec quelques blogueurs, nous avons eu la chance mercredi de rencontrer Fanny Cottençon et Sam Karmann, ainsi que leur metteur en scène, Jean-Luc Moreau. Et pour l'occasion, ils se sont assis dans le décor, puisque la pièce allait être jouée juste après, toujours aussi impressionnant et minutieux. J'en ai regardé attentivement tous les détails!

Rencontre avec Fanny Cottençon, Sam Karmann et Jean-Luc Moreau au Théâtre Rive Gauche

Voici donc un petit compte-rendu de ce trio bien joyeux ce soir-là!

Le choix du rôle

Pour Fanny Cottençon, c'est d'abord le texte et son écriture qui l'ont convaincue. L'écriture est forte, exigeante, lyrique. Pour Sam Karmann, qui a pratiqué beaucoup de rôles classiques, il a retrouvé là la même exigence d'interprétation, imposant d'être rigoureux et souple. 

La mise en scène

Jean-Luc Moreau nous explique que la mise en scène de cette pièce est très difficile, puisque les styles d'écriture sont très variés, "comme une boîte qu'on ouvrirait avec plein de choses à l'intérieur." "Schmitt est fondamentalement un intellectuel, docteur en philosophie. Sa pièce met en scène les sentiments, manipule les concepts, jongle avec eux." Elle est "redoutablement intelligente". Le travail de mise en scène, c'est en quelque sorte retirer un peu de cette intelligence, de ce raisonnement intellectuel car le théâtre doit être le lieu de la sensation, de ce qui se passe entre le public et les acteurs, et entre les acteurs eux-mêmes. La mise en scène s'est alors attachée à trouver une symbolique dans le mouvement pour montrer "ce qu'émotionnellement on veut libérer", et à raconter au public "une histoire au plus près du texte et de la nature des acteurs".

Rencontre avec Fanny Cottençon, Sam Karmann et Jean-Luc Moreau au Théâtre Rive Gauche

Le texte

Sam Karmann nous précise que le texte propose "une vision terrible du couple": dans la pièce, il a "deux cerveaux, le moderne et l'archaïque". Il raconte son bonheur de jouer ce texte, même s'il n'est pas d'accord avec ce que Gilles, le personnage qu'il incarne, a écrit dans son livre Petits Crimes conjugaux à propos du couple qui serait "un long chemin vers la mort." Il faut jouer la pièce "avec une totale émotion, à vif." Pour Fanny Cottençon, le texte est "très littéraire, il est à vivre de l'intérieur."

Le décor

Sam Karmann aime beaucoup ce décor, son côté anglo-saxon qui "marche avec le polar." 

Et malheureusement, c'était déjà la fin de la rencontre puisque la pièce allait être donnée une heure après...



Toutes les informations pratiques se trouvent sur le site du Théâtre Rive Gauche.

 

Petits Crimes Conjugaux, au Théâtre Rive Gauche 


Avec Fanny Cottençon et Sam Karmann
Mise en scène de Jean-Luc Moreau


Pour voir la bande-annonce, c'est ici


Depuis le 29 septembre 2016
Du mardi au samedi à 21h
Matinée le dimanche à 15h
De 27€ à 45€

Merci  à l'équipe du Théâtre Rive Gauche pour l'invitation. :)

 

 

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Préparez vos questions pour Germain Chardin, un rameur qui était présent aux JO cet été!

10 Novembre 2016, 18:50pm

Publié par Claire

Les JO et moi, c'est décidément une longue histoire... Après m'être rendue cet été à Rio pour suivre les athlètes français, comme vous avez pu le lire sur le blog, j'ai la chance de rencontrer Germain Chardin, rameur, mercredi prochain, grâce à la SNCF puisqu'il y travaille et bénéficie du programme mis en place pour les athlètes de haut niveau. A son palmarès, une médaille de bronze à Pékin, une médaille d'argent à Londres, une finale A à Rio, 3 médailles de bronze à Rio...

Alors je vous propose de poser vos questions pour lui en me laissant un commentaire! Vous pouvez bien sûr utiliser un pseudonyme.

Merci à tous de votre participation! :)

Source: http://www.sncf.com/fr/actualite/dispositif-athletes-jeux-2016

Source: http://www.sncf.com/fr/actualite/dispositif-athletes-jeux-2016

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La Peur de Stefan Zweig au Théâtre Michel: une pièce bouleversante

8 Novembre 2016, 12:09pm

Publié par Claire

Voici une première fois en tant que spectatrice au Théâtre Michel dont je me souviendrai... En arrivant, j'ai déjà adoré l'ambiance du théâtre, et j'étais déjà très impatiente à l'idée de découvrir une pièce de Zweig, un auteur dont j'apprécie particulièrement l'univers. Mais j'en suis repartie absolument ébahie devant cette prouesse théâtrale!

La Peur de Stefan Zweig au Théâtre Michel: une pièce bouleversante

La Peur est une nouvelle de Stefan Zweig qui porte parfaitement son nom: Irène est une trentenaire bourgeoise qui trompe son mari. Mais un jour, elle rencontre une femme très étrange qui commence à opérer un véritable chantage psychologique, menaçant de tout révéler à Fritz, le mari d'Irène (avocat), si elle ne reçoit pas toujours plus d'argent. Car c'est bien ici la psychologie des personnages qui est explorée et tout les mécanismes de la peur. Qui est cette étrange femme qui apparaît dans l'univers d'Irène, parfois réelle, parfois fantôme?

Crédit photo Karine Letellier

Crédit photo Karine Letellier

J'ai trouvé la mise en scène (d'Elodie Menant), inspirée de Fenêtre sur Cour d'Hitchcock, très inventive et particulièrement représentative de cette peur: le décor d'appartement bourgeois, sur roulettes, se referme petit à petit sur les personnages, regorge d'ombres, de cachettes et montre spatialement le piège psychologique qui se referme sur Irène. Je dois vous dire que cette peur, je l'ai vraiment ressentie, j'en ai eu des frissons... aussi provoqués par le jeu des acteurs, extraordinaire. Vraiment, les trois comédiens incarnent parfaitement leur personnage et on est littéralement transportés par cette histoire: comme Irène (Hélène Degy), on a peur, très peur de ce fantôme (Ophélie Marsaud) qui la ferait presque sombrer dans la folie et qui occupe parfois son espace vital, venant parfois interrompre ses conversations avec Fritz (Aliocha Ivotich). J'avoue avoir été totalement subjuguée par ce trio, et j'ai été tellement enthousiaste que j'ai très envie de retourner voir la pièce. Et tant pis si cela me fait si peur!

Crédit photo Karine Letellier

Crédit photo Karine Letellier

Crédit photo Karine Letellier

Crédit photo Karine Letellier

Crédit photo Karine Letellier

Crédit photo Karine Letellier

La Peur, d'après Stefan Zweig

Au Théâtre Michel depuis le 7 octobre 2016

Mise en scène: Elodie Menant

Avec Hélène Degy, Aliocha Itovich, Ophélie Marsaud

Décor: Olivier Defrocourt

Le jeudi, le vendredi, le dimanche à 19h

Le samedi à 19h15

Tarifs: de 18 à 29€

 

Merci au Théâtre Michel pour les invitations :)

Bande-annonce du spectacle

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Une soirée très gourmande avec Paysan Breton

6 Novembre 2016, 20:31pm

Publié par Claire

Il y a quelques (enfin, beaucoup de...) semaines, j'ai été conviée à une soirée très, très gourmande avec Paysan Breton. J'étais ravie de venir, car je connais très bien la marque pour son fromage fouetté nature que j'adore tartiner sur un morceau de baguette. A l'occasion de la sortie d'une nouveauté dans cette gamme de fromage fouetté, Le Concassé de Poivres (oui, avec un s car il y a trois poivres différents : blanc, noir et vert), nous avons été invités à découvrir comment insérer ces fameux pots de fromage totalement régressifs dans un plateau plus traditionnel, avec des suggestions de vins rouges et blancs pour accompagner le tout... je vous laisse deviner comme il a été difficile pour moi, littéralement amoureuse du fromage, de tester tous ces accords.:) Pour l'occasion, nous avons eu en même temps un cours d'oenologie avec le COAM : le Cours d'Oenologie and more, pour apprendre à allier vin et fromage . Nous sommes d'ailleurs repartis avec un guide très utile et synthétique, avec de très jolis couteaux à beurre et à fromage. Alors voici des petites idées de plateaux et d'alliance vin/fromage/pain (oh les gourmands!) pour magnifier ces petits pots de fromage qui ont un vrai goût de reviens-y... Concernant les vins, précisons que je vais vous proposer les alliances suggérées par la marque Paysan Breton, à un prix volontairement abordable pour rester dans la même gamme de prix qu'un pot de Paysan Breton et pour que cela soit accessible à tous, mais sachant que ce soir-là nous avons parfois dégusté en complément des vins parfois plus rares et d'une gamme de prix supérieure.

Voici la fameuse nouveauté: le Concassé de Poivres! Crédit photo: Paysan Breton

Voici la fameuse nouveauté: le Concassé de Poivres! Crédit photo: Paysan Breton

Avec le Ail et Fines Herbes

Pour cette saveur fraîche, nous retrouvons de l'ail, du persil, de la ciboulette. Pour tempérer l'ail, on peut donc l'associer à un Emmental, ou encore un fromage de chèvre au goût puissant comme le Rocamadour. On peut accompagner le tout d'un Sauvignon de Touraine (vin blanc) pour ses notes fruitées, ou d'un Gamay (vin rouge), frais et léger.

Crédit photo: ©Virginie Fouquet

Crédit photo: ©Virginie Fouquet

Avec le Concassé de Poivres

Voici des suggestions pour ne pas laisser tout seul ce petit nouveau sur votre plateau de fromages : accompagnez-le d'un Brie et d'un Cantal dont la pointe salée équilibrera la puissance du poivre, avec une simple baguette. Côté vin, vous pouvez choisir, dans la famille des blancs, un Muscat d'Alsace, fruité, ou, dans la famille des rouges, un Pinot noir de Bourgogne qui comporte justement des notes poivrées. J'ai bien aimé cette nouveauté un peu "piquante" qui change un peu et que je me vois bien utiliser en cuisine, par exemple en confectionnant des chaussons pour l'apéritif. Mais j'avoue que je préfère par-dessus tout l'original!

Crédit photo: ©Virginie Fouquet

Crédit photo: ©Virginie Fouquet

Avec le Noix et Figue

Tout d'abord, je dois vous dire que ce fromage étalé sur un pain aux noix, c'est un délice ! D'ailleurs pour en être bien sûre j'en ai repris plusieurs fois (hi hi). Et bien évidemment c'est parfait également sur un pain aux figues. Vous pouvez l'accompagner d'un Ossau Iraty (miam!) et d'un chèvre cendré (Sainte-Maure de Touraine par exemple) qui aura un léger goût de noisette. Du côté des vins, vous pouvez opter pour un Vouvray demi-sec, léger, ou pour un Pinot noir (Sancerre rouge) fruité.

 

Je suis ressortie de cette dégustation convaincue que le fromage fouetté avait bel et bien sa place dans un plateau de fromage, pour le côté sérieux de la chose, mais que son plus bel endroit demeurait encore et toujours en libre-service dans le réfrigérateur en grignotage régressif sur une bonne baguette de pain.:)

Merci beaucoup à Paysan Breton pour cette délicieuse découverte !

Crédit photo: ©Virginie Fouquet

Crédit photo: ©Virginie Fouquet

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Petits Crimes Conjugaux au Théâtre Rive Gauche

15 Octobre 2016, 18:00pm

Publié par Claire

On retrouve notre cher Théâtre Rive Gauche pour une autre pièce d'Eric-Emmanuel Schmitt, dans un tout autre registre que Le Chien, qui nous fait rentrer dans les secrets et non-dits d'un couple. Gilles, auteur de romans policiers, est victime d'un accident dont on ne cerne pas tout de suite clairement l'origine. Amnésique, il revient chez lui et retrouve sa femme, Lisa, qu'il vouvoie d'abord car elle lui semble étrangère. Tout l'appartement est resté en l'état, et Gilles observe comme dans un musée les traces de son ancienne vie... enfin telle que Lisa choisit de lui présenter, car on se rend vite compte d'une certaine gêne trahissant des mensonges : un vieux fauteuil de cuir usé, des romans par centaines, des tableaux, le bureau de bois verni, et puis ces fameuses théories que Gilles avaient sur la vie. Et ces théories, assez cyniques et sombres, on les retrouve dans un des livres de Gilles, une sorte d'essai sur la vie des couples : Petits Crimes Conjugaux, un livre que déteste absolument Lisa, peut-être parce qu'il est trop le reflet de leur propre couple. Les deux personnages mentent, déconstruisent, se disputent... Fanny Cottençon et Sam Karmann montrent bien cette fragilité du couple, alternant colère, désarroi et parfois humour...
 

Petits Crimes Conjugaux au Théâtre Rive Gauche
Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

A titre personnel, bien qu'adorant lire (et surtout écouter) les textes d'Eric-Emmanuel Schmitt, je dois bien avouer que ce n'est pas mon texte préféré, car je l'ai trouvé très sombre et cynique, ne reconnaissant pas toujours l'enchantement et la positivité des nouvelles et romans de l'auteur (même s'il précise dans sa note de présentation que c'est finalement une vision positive de l'amour sur le long terme: "Il existe des milliers de pièces sur l’amour qui commence, des centaines sur l’amour qui finit, mais fort peu sur l’amour qui dure. Il semblerait que le théâtre n’accepte les amants que débutants ou retraités. Les rares exceptions n’incitent guère à l’optimisme car lorsque Feydeau, Strindberg ou Ionesco nous dessinent des conjugalités à long terme, s’il y a toujours couple, il n’y a plus d’amour. Or, par expérience personnelle, il m’est apparu que le couple stable se révèle le voyage le plus risqué, le plus dangereux qu’on puisse faire en amour. [...] La crise qui occupe la nuit de Petits Crimes Conjugaux montre le rôle bénéfique de l’échange. À travers des paroles, des ruses, voire des coups, les deux protagonistes recommencent à prendre soin d’eux. Déjà que toute chose se dégrade naturellement, quelle accélération dans la dégringolade lorsque s’y ajoute la négligence… Aussi cruelle soit-elle, ma pièce affirme un réel optimisme : l’amour peut durer. Mais pour que l’amour dure, il faut que les amants le veuillent.  [...] En achevant Petits Crimes Conjugaux, j’ai eu l’impression d’entrevoir une réponse : et si l’amour commençait une fois qu’on n’est plus amoureux ?")

En revanche, au-delà du message délivré auquel je n'ai pas entièrement adhéré, j'ai beaucoup aimé le jeu des acteurs, visiblement complices, dans un décor très travaillé, permettant littéralement de se projeter dans l'appartement de ce couple, à la manière de Gilles y redécouvrant des détails... La mise en scène est très dynamique et cela reste un plaisir de découvrir cette pièce !

Petits Crimes Conjugaux au Théâtre Rive Gauche

Petits Crimes Conjugaux, au Théâtre Rive Gauche 


Avec Fanny Cottençon et Sam Karmann
Mise en scène de Jean-Luc Moreau


Pour voir la bande-annonce, c'est ici


Depuis le 29 septembre 2016
Du mardi au samedi à 21h
Matinée le dimanche à 15h
De 27€ à 45€

Merci au Théâtre Rive Gauche pour les invitations :)

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Le Chien au Théâtre Rive Gauche: une pièce bouleversante

14 Octobre 2016, 19:32pm

Publié par Claire


Hier soir, je me suis rendue avec beaucoup de plaisir au Théâtre Rive Gauche, dans un de mes quartiers préférés à Paris... Et pour assister à une pièce d'un de mes auteurs préférés également, Eric-Emmanuel Schmitt dont j'aime toujours la justesse des mots, et ce savoureux mélange entre tristesse, mélancolie et petites pointes d'humour savamment distillées. Rappelez-vous : j'avais déjà adoré Oscar et la Dame Rose l'an dernier... Cette année, c'est à nouveau un gros coup de cœur pour Le Chien, une pièce qui s'est déjà beaucoup fait remarquer au festival Off d'Avignon cet été. 

Le Chien au Théâtre Rive Gauche: une pièce bouleversante

L'affiche m'a tout de suite intriguée, avec ce chien coloré qui vous fixe, cachant un arrière-plan beaucoup plus triste et grisé – on comprend pourquoi à la fin de la pièce. Et ce chien, on en parle beaucoup dans la pièce, car il est au centre d'un grand mystère. Pourquoi Samuel Heymann, médecin retraité, a-t-il choisi de se suicider à la mort de son dernier chien, écrasé par un camion ? Pourquoi a-t-il toujours eu des chiens de la même espèce (Beauceron), les appelant inéluctablement Argos ? Bien sûr, je ne vous en dirai pas plus... Mais je vais vous citer une phrase qui résume bien la pièce : « Si les hommes ont la naïveté de croire en Dieu, les chiens ont la naïveté de croire en l'homme. » Moi-même, n'ayant volontairement rien lu avant de venir, j'étais intriguée et j'ai vite été étonnée de la tristesse et de la gravité du sujet. J'ai tellement aimé ce texte déclamé avec beaucoup de justesse que j'ai vraiment envie de relire cette nouvelle publiée chez Albin Michel depuis le début de ce mois d'octobre.
 

Source: Le Théâtre Rive Gauche

Source: Le Théâtre Rive Gauche

Le décor est dénudé, tenant en deux caissons blancs. Mais c'est une très belle idée: on se concentre alors sur les mots, on rentre dans la confidence, dans ce fameux secret qui se révèle à travers le fantôme de Samuel Heymann (Patrice Dehent), et de son ami écrivain (Mathieu Barbier). Quand l'un parle, l'autre reste figé, une statue attentive. Comme nous, spectateurs, figés face à cette histoire déroutante et émouvante. Le binôme fonctionne parfaitement, le texte est remarquablement déclamé et articulé. Un grand moment de théâtre ! Et comme l'a si bien dit mon voisin : « Deux comédiens, un texte, ça suffit, ça fait tout. »

Source: Le Théâtre Rive Gauche

Source: Le Théâtre Rive Gauche

Source: Le Théâtre Rive Gauche

Source: Le Théâtre Rive Gauche

Le Chien, au Théâtre Rive Gauche depuis le 1er octobre 2016


Avec Mathieu Barbier et Patrice Dehent


Mise en scène de Marie-Françoise et Jean-Claude Broche


Pour voir la bande-annonce du spectacle, c'est ici , et l'interview d'Eric-Emmanuel Schmitt à propos de la pièce dans l'émission Le Grand Soir, c'est .


Le lundi à 20h, le jeudi à 19h, le vendredi à 19h, le samedi à 15h et 19h, le dimanche à 17h et 19h


Tarif unique : 19€

Merci au Théatre Rive Gauche pour les invitations :)

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