Dans le grenier de Claire

Le Jour d'avant de Sorj Chalandon : une lecture bouleversante

15 Novembre 2017, 19:00pm

Publié par Claire

Parfois, sans qu'on puisse vraiment l'expliquer, certaines lectures bouleversent plus que d'autres et emportent totalement leur lecteur. C'est le cas du dernier roman de Sorj Chalandon, Le Jour d'avant, qui m'a fait vivre une expérience assez étrange, un dilemme même : être partagée entre l'envie de continuer à le lire pour la beauté de l'écriture, et parce que je m'étais attachée aux personnages, et parfois l'envie de "respirer" un peu suite à des passages difficiles, laissant parfois le roman quelques jours de côté le temps, en quelque sorte, de "digérer" les émotions.

Mais revenons à l'histoire, une fiction très réaliste à partir d'un fait historique tout à fait réel : le 27 décembre 1974, un accident dans la fosse 3 bis de Saint-Amé (Liévin) provoque la mort de 42 mineurs, suite à un coup de grisou. Un accident qui, on le découvre au fil du roman, aurait pu être évité si certaines mesures de sécurité avaient été appliquées. Alternant entre deux périodes, 1974 et aujourd'hui, ce récit nous fait rentrer dans la peau de Michel Flavent, ayant perdu son grand frère Jojo qui travaillait dans cette mine contre l'avis de son père, agriculteur (il l'avait pourtant prévenu: "Tu sais quoi? disait mon père. Tu n'iras pas au charbon, tu iras au chagrin. Même si tu ne meurs pas. Même si tu survis à la poussière, aux galeries mal étayées, à la berline qui déraille, à la violence du marteau piqueur, à la passerelle glacée quand tu reviens un jour. Même si tu prends ta retraite sur tes deux jambes, tu ramèneras cette saloperie de charbon avec toi. Tu auras laissé du coeur au fond.") . Michel est obsédé par des mots écrits par la main de son père avant son suicide : "Venge-nous de la mine". Il collectionne tous les objets montrant le quotidien du mineur, a même une pièce secrète rien qu'à lui où il conserve les affaires de son frère, garde toutes les coupures de presse, et même sa femme Cécile n'y peut rien, la mine l'obsède, et ce dès leur premier rendez-vous. Cette vengeance et le souvenir de son frère, de leurs tours en mobylette, de leur passion commune pour la course automobile, hantent son existence jusqu'à la folie. Folie de plus en plus présente et exacerbée par la mort de sa femme et passionnante, que l'on découvre dans la seconde partie du roman que j'ai préférée et qui m'a tenue en haleine alors même que malgré la grande beauté de l'écriture, je commençais à trouver la première partie un peu répétitive dans l'évocation des souvenirs: j'ai été totalement surprise et j'ai absolument voulu savoir la suite, dévorant le reste du livre en une soirée.

Le Jour d'avant de Sorj Chalandon : une lecture bouleversante
Le Jour d'avant de Sorj Chalandon : une lecture bouleversante

Sorj Chalandon, en bon journaliste, a visiblement ici fait un travail de recherche remarquable et arrive vraiment à nous plonger dans l'univers de la mine et à nous faire vivre le quotidien du mineur. Un peu perdue dans les termes très spécifiques à la mine, j'ai même finalement moi-même cherché un glossaire pour être sûre de comprendre tous les mots et parce que ce roman a aiguisé ma curiosité. C'est ainsi que j'ai découvert le pain d'alouette, partagé par le mineur avec les enfants en rentrant chez lui, ce qui est bon signe puisqu'il est donc rentré vivant. Et c'est précisément cette plongée dans l'univers de la mine qui rend ce roman si intéressant et passionnant, au-delà du drame familial et judiciaire qui tient en haleine le lecteur.

 

Le Jour d'avant, Sorj Chalandon, Grasset, Août 2017, 20,90€.

J'ai reçu ce roman de la part de Price Minister (merci ! ) dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire . J'aime toujours participer à ces matchs car c'est toujours une belle découverte et les romans sont choisis avec beaucoup de soin. Retrouvez toutes les modalités de cette opération et les romans sélectionnés pour l'occasion ici. #MRL17 

 

Le Jour d'avant de Sorj Chalandon : une lecture bouleversante

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12 Hommes en colère au Théâtre Hébertot

2 Novembre 2017, 21:12pm

Publié par Claire

Le théâtre, cela peut servir à réfléchir, à débattre. Preuve en est faite avec la très belle pièce 12 Hommes en colère actuellement à l'affiche au Théâtre Hébertot, adaptation par Francis Lombrail d'une pièce de Reginald Rose, Twelve Angry Men écrite en 1953 (et adaptée au cinéma par Sidney Lumet en 1957) après sa propre expérience de juré.

12 Hommes en colère au Théâtre Hébertot
Crédit photo: Laurencine Lot

Crédit photo: Laurencine Lot

Dès le début de la pièce, douze hommes sont face à nous, nous prenant à témoin, figés, ce qui est très impressionnant. Ils sont tous très sérieux, dans des vêtements plutôt sombres et solennels. Ces douze hommes ne se connaissaient pas mais sont jurés et doivent décider de condamner ou non à mort un homme accusé d'avoir tué son père. Au début, seul un homme vote "non coupable", les onze autres votant coupable. Il explique pourquoi: peut-on, sans débattre, sans prendre le temps de réfléchir, condamner un homme à mort ? Et si...? Et si par exemple, il y avait le moindre doute? Evidemment, sa réaction ne plaît pas à tous, cette assemblée masculine est divisée, ceux qui le comprennent, sont prêts à se prendre au jeu, à débattre, à réexaminer la situation, ceux qui au contraire trouvent cela inutile puisque tout a été dit au procès.

Crédit photo: Laurencine Lot

Crédit photo: Laurencine Lot

Petit à petit, on se rend compte que finalement beaucoup ont voté à partir de préjugés, de situations personnelles. Les jurés s'interrogent, rejouent des scènes, des disputes éclatent inévitablement dans ce huis clos qui dévoile les profondeurs de la nature humaine. Le temps est compté, l'horloge blanche, seul véritable élément de lumière car l'orage tonne dehors, le rappelle bien. Il reste peu de temps pour convaincre les autres... et la tension monte malgré des petites parenthèses de rire bienvenues comme des respirations dans la gravité de la situation, grâce à un publicitaire qui change plusieurs fois d'avis et trouve d'improbables slogans, on se prend vraiment au jeu, on guette les "coupable", "non coupable", on compte les points... Car les acteurs semblent prisonniers de cette pièce grise (et les jurés le sont véritablement), face à nous, spectateurs, juges de leur questionnement, de leur cheminement. Ces douze hommes sont mal assis, sur un banc, qui est d'ailleurs en pente sur le côté, accentuant leur malaise et leur incertitude. Ils ne peuvent plus fuir, obligés de réfléchir et parfois de se confronter à leur propres émotions...

Crédit photo: Laurencine Lot

Crédit photo: Laurencine Lot

En sortant, cette pièce interroge beaucoup. Et c'est pour cela qu'elle est fantastique. Bien sûr, elle interroge sur la justice, sur la nature humaine aussi, sur des émotions, sur des personnalités, mais aussi, en filigrane, sur les différences sociales, rappelées par les jurés eux-mêmes, et les préjugés qui en découlent. Et repartir de la pièce avec un flot de questions en tête, repenser aux situations, aux personnages... n'est-ce pas le signe d'une vraie réussite ?

Crédit photo: Laurencine Lot

Crédit photo: Laurencine Lot

12 hommes en colère, au Théâtre Hébertot jusqu'au 7 janvier 2018

Une pièce de Reginald Rose
Adaptation française: Francis Lombrail
Mise en scène: Charles Tordjman
Avec: Jeoffrey Bourdenet – Antoine Courtray – Philippe Crubezy
Olivier Cruveiller – Adel Djemaï – Christian Drillaud
Claude Guedj – Roch Leibovici – Pierre Alain Leleu
Francis Lombrail – Pascal Ternisien – Bruno Wolkowitch
Assistante Mise en scène: Pauline Masson
Décor: Vincent Tordjman
Lumières: Christian Pinaud
Costumes: Cidalia Da Costa
Musiques: Vicnet

Du mardi au dimanche à 19h

Informations sur les tarifs, réservation ici

Et bande-annonce par-là

Merci au théâtre pour l'invitation :)

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Cirkopolis par le Cirque Eloize: un spectacle absolument extraordinaire

13 Octobre 2017, 19:53pm

Publié par Claire

Aujourd'hui je vais vous parler d'un spectacle qui m'a absolument enchantée et enthousiasmée: Cirkopolis par la troupe du Cirque Eloize, en ce moment au tout nouveau Théâtre du 13ème Art au sein du centre commercial Italie 2 (un très beau lieu, grand et aéré).

Cirkopolis par le Cirque Eloize: un spectacle absolument extraordinaire

Le Cirque Eloize est une troupe québécoise qui existe depuis plus de vingt ans. Leur spectacle Cirkopolis est inspiré du film Metropolis: un employé de bureau s'ennuie fermement, dans un décor sombre... jusqu'à l'irruption de la magie, de l'émerveillement dans une ville d'acier matérialisée par de somptueuses vidéoprojections. Cirkopolis, c'est un tout, une alchimie entre émerveillement, humour, et poésie mêlant danse, comédie, arts du cirque... Dans une mise en scène absolument dynamique où il y a toujours des détails à observer.

Crédit photo: Cirque Eloize

Crédit photo: Cirque Eloize

La mise en scène est très rythmée, finement travaillée et on passe son temps à s'émerveiller. Même la musique est choisie avec grand soin et ajoute encore à la beauté du spectacle. J'ai eu un gros coup de coeur pour le numéro du clown, si poétique, qui arrive à nous enchanter avec une simple robe suspendue à un cintre, pour la grâce de la danseuse sur la roue allemande ou marchant sur les mains tendues des hommes (oui, c'est possible ! ) et puis pour tant de moments dans le spectacle...

Crédit photo: Cirque Eloize

Crédit photo: Cirque Eloize

Vous l'aurez compris, ce spectacle est un véritable bijou. J'ai rarement été aussi désespérée que la fin d'un spectacle arrive si vite, comme un rêve qui s'interrompt. Mais pour prolonger la magie, les artistes viennent voir le public ensuite, ce qui permet de discuter avec eux... et de les remercier, tout simplement. Car ce spectacle, en nous transportant totalement dans l'émerveillement, transmet sa vitalité folle et permet de repartir avec un grand sourire, la tête dans les étoiles...



Cirkopolis, par la troupe du Cirque Eloize

A découvrir au Théâtre du 13ème Art jusqu'au 29 octobre 2017

Réservations par ici, bande-annonce par

Tarif: à partir de 32€

Et pour en savoir plus sur les coulisses du spectacle, les membres de la troupe, la mise en scène... Le site du Cirque Eloize est une mine d'informations!

 

Petit conseil gustatif: Le théâtre a la bonne idée de proposer des planches salées à partager avant le spectacle et le plateau de fromage est testé et plus qu'approuvé...

 

 

Merci beaucoup au Théâtre du 13ème Art pour les invitations :)

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Les Jumeaux Vénitiens au Théâtre Hébertot: un vrai régal !

10 Octobre 2017, 19:36pm

Publié par Claire

Il est des pièces dont on ne sort pas indemne, et assurément, Les Jumeaux Vénitiens en fait partie, tant j'ai été ébahie par le jeu des comédiens. J'avoue que je ne connaissais pas cette pièce de Goldoni (surnommé le "Molière italien"), mise en scène, traduite et adaptée par Jean-Louis Benoît. L'intrigue est simple mais permet pourtant un véritable comique de situation et un grand nombre de quiproquos: deux jumeaux, Zanetto et Tonino, sont séparés à leur naissance. Zanetto part vivre dans les montagnes: il est plutôt idiot, et bien plus peureux que son frère, Tonino, qui est parti vivre à Venise, plus intelligent et habile au combat. Tous les deux ont promis à une femme de se marier et c'est pour cette raison qu'ils se retrouvent à Venise... sans le savoir l'un et l'autre. Tout le monde s'y trompe ! 

Les Jumeaux Vénitiens au Théâtre Hébertot: un vrai régal !
Crédit photo: Bernard Richebé

Crédit photo: Bernard Richebé

Le texte est très drôle, bien sûr, mais sur le fond, interroge sur la question de la condition féminine mais aussi par une fin inattendue et teintée d'une certaine noirceur. Noirceur que l'on retrouve dans le personnage troublant et sombre de Pancrace, amoureux jaloux, manipulateur et inquiétant qui n'est pas sans rappeler Tartuffe et remarquablement joué par Olivier Sitruk tout de noir vêtu et méconnaissable avec son rouleau de cheveux et le maquillage. Tous les acteurs sont bouleversants dans une mise en scène très dynamique et efficace - seule la toute première scène m'a paru trop longuement "criée" alors qu'il y a déjà beaucoup de gestes, de personnages qui entrent, sortent... Dans ce décor travaillé, la mise en scène est pleine de trouvailles, de jeux de scène et les portes sont toujours mises à profit pour accentuer le comique de situation: derrière les portes des deux maisons, des mensonges, des quiproquos, des incompréhensions, quand une trappe au centre sert de refuge tantôt à Tonino, tantôt à Zanetto...

Crédit photo: Bernard Richebé

Crédit photo: Bernard Richebé

Crédit photo: Bernard Richebé

Crédit photo: Bernard Richebé

Mais bien sûr, parlons du personnage central, enfin des personnages centraux, les deux jumeaux joués par Maxime d'Aboville. Une véritable performance d'acteur ! Il a un plaisir certain à jouer Tonino, avec son accent montagnard, ses manières un peu grossières, son air idiot et son manque de courage pour manier l'épée. Je pense même aller revoir la pièce pour admirer à nouveau cette véritable leçon de théâtre! Mais attention, ne pas se fier aux apparences... Tonino, sous ses airs de parfait idiot, n'en est pas moins touchant mais... je ne vous en dis pas plus !

 

Crédit photo: Bernard Richebé

Crédit photo: Bernard Richebé

Les Jumeaux Vénitiens, au Théâtre Hébertot depuis le 14 septembre 2017

Bande-annonce ici

Une pièce de Carlo Goldoni

Adaptation et mise scène Jean-Louis Benoît

Avec Maxime d’Aboville – Olivier Sitruk – Victoire Bélézy 
Philippe Berodot – Adrien Gamba-Gontard – Benjamin Jungers
Thibault Lacroix – Agnès Pontier – Luc Tremblais
Margaux Van Den Plas

Décors Jean Haas
Lumières Joël Hourbeigt
Costumes Frédéric Olivier
Collaboration artistique Laurent Delvert

Du mardi au samedi à 21h
Samedi 16h30 et dimanche 16h00

De 12 à 60€ - tarif spécial -26 ans le mardi, le mercredi, le jeudi, voir renseignements sur le site du théâtre 

Réservation ici

Merci beaucoup au Théâtre Hébertot pour les invitations :)

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Découverte d'un nouvel album studio exclusif de Barbara: Lily Passion

24 Septembre 2017, 20:13pm

Publié par Claire

Lundi dernier avait lieu la présentation à la presse d'un album inédit de Barbara dans les très beaux Studios Saint-Germain: Lily Passion dans sa version studio. Un moment hors du temps, plein d'émotion. On s'asseoit, on écoute l'histoire pas comme les autres de ce CD, on ferme les yeux et on se délecte de cette voix si particulière, à la fois si assurée et si fragile, entre gravité et poésie. Mais on se régale aussi de l'orchestration particulièrement travaillée...

Découverte d'un nouvel album studio exclusif de Barbara: Lily Passion

C'est que ce CD constitue un événement. L'enregistrement de Lily Passion était déjà disponible, oui, mais dans sa version concert (ce spectacle musical raconte l'histoire d'une chanteuse, Lily Passion, poursuivie par un assassin blond... Gérard Depardieu) . Mais il se disait qu'une version studio, datée de 1985, existait... Et grâce à un long travail de recherche, à l'occasion notamment de la sortie de l'intégrale de Barbara, des bandes masters ont été retrouvées (je ne connaissais pas ce terme) et on pu être remasterisées: en effet, les bandes multipistes étaient difficiles à écouter et elles ont été restaurées. Et pourquoi est-ce un événement? Tout d'abord, parce que cet enregistrement, réalisé dans le studio Artistic Palace, existait bien, mais surtout parce que l'instrumentation des chansons est différente, tout comme le texte. Parfois, les mots sont plus crus, les chansons sont plus graves encore qu'en version concert. 

Crédit photo: Claude Delorme

Crédit photo: Claude Delorme

Le CD sort le 6 octobre chez Universal (11 titres). Toutefois, si vous êtes trop impatients, vous pouvez en écouter un extrait à l'atmosphère plutôt jazzy ici...

 

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La Parisienne 2017: une très belle édition

11 Septembre 2017, 19:51pm

Publié par Claire

Le dimanche 10 septembre je me suis levée aux aurores (5h!) pour me rendre à l'un de mes rendez-vous préférés de la rentrée, comme un rituel: la course de La Parisienne, cette année sur le thème des Caraïbes! Cette course, j'y participe depuis des années parce qu'elle permet de se remotiver à courir après la pause des vacances et surtout parce que j'aime la bonne humeur qui s'en dégage, euphorisante! Et pour cette édition 2017, j'ai même pu courir dans le sas VIP grâce à la gentillesse de La Boulangère, un des principaux sponsors, qui m'a offert un dossard (je les remercie encore).

Crédit affiche: La Parisienne

Crédit affiche: La Parisienne

Le vendredi soir, je suis allée faire un tour au village de La Parisienne pour retirer mon dossard. L'an dernier, j'avais enchaîné plusieurs cours de sport, c'est toujours un vrai plaisir, mais cette année la grosse pluie m'a découragée (et a découragé la plupart des visiteurs je crois). Heureusement, le lendemain, d'après les photos que j'ai vues, grâce au soleil, les cours ont pu reprendre normalement.

Au retrait des dossards, jolie surprise, cette année nous n'avons pas un gym bag (à force, je ne sais plus quoi en faire!) mais un très joli sac de sport rose et un tee-shirt bleu. Bien sûr, le sac est garni de surprises, dont un produit Liérac que j'applique tous les jours désormais car il est un peu magique, il enlève la fatigue du visage! Malgré la pluie, je fais le tour des stands et comme les autres années, cela permet d'avoir beaucoup de surprises et de s'amuser. Bien sûr, je visite le stand de La Boulangère, mais aussi ceux de Liérac, Evian, Lactibiane... et surtout, surtout, celui de la mairie de Paris afin de repartir avec des goodies Paris 2024 qui vont devenir très précieux! Je suis repartie avec le sac rempli de cadeaux, que ce soit ceux donnés au retrait du dossard ou ceux offerts sur chaque stand (avec une mention spéciale pour Liérac qui offrait encore un autre produit). Alors oui, j'entends souvent des critiques sur le prix des dossards (mais j'ose à peine imaginer le prix de la sécurisation du parcours) et sur le caractère commercial de la course, et tous ces cadeaux ne sont pas donnés pour rien, mais il faut reconnaître que cela fait très plaisir et que l'on passe un très joli moment sur le village, coureuse ou pas...

La Parisienne 2017: une très belle édition

Le dimanche, je me suis donc levée aux aurores mais d'excellente humeur car je savais que j'allais passer un bon moment. Eh oui, le dossard que La Boulangère m'a offert est VIP, mais le "revers" de la médaille, c'est que comme ce sas part avant, il faut se lever tôt, très tôt... Et il fait froid lorsque j'arrive! Bon, petite désorganisation au départ, je suis là à 7h mais on ne peut pas rentrer, la queue se forme déjà pour la fouille des sacs qui ne commencera pas avant 8h, j'attends et commence à me dire que je vais rater l'ouverture du sas VIP (de 8h30 à 9h... mais de l'autre côté par rapport au village, il faut déjà marcher jusqu'à la Tour Eiffel). Et je me rends compte que des filles avec un bracelet jaune, celui des VIP, ont une file dédiée, mais ce n'était pas indiqué, les bénévoles ayant été mis au courant tardivement. Je remonte donc la mauvaise file et prends la bonne, ouf, ce sera bon, le temps de poser le sac au vestiaire et je suis prête. Mais cela a été le seul souci d'organisation, donc c'est vite oublié, le reste était parfait, et je dirais même qu'il y a une amélioration d'année en année! Cette année les participantes pouvaient choisir un sas de départ, réduisant le temps d'attente par exemple...

La Parisienne 2017: une très belle édition

Me voici donc dans le fameux sas, et tous ces sourires (bravo les bénévoles pour votre gentillesse!) me font oublier le réveil très matinal! Et en plus, avec le charismatique Kévin Coique qui fait danser toutes les coureuses (presque 30 000!), comment ne pas sourire? Bien sûr, il a rendu, non sans émotion, hommage aux victimes du cyclone... Puis c'était enfin l'heure du départ, pour un parcours qui a un peu changé. Il est un peu plus long (7km), comporte pas mal de montées mais... passe par les Champs-Elysées! Et là j'ai vraiment honte car finalement je ne m'en suis pas vraiment rendue compte comme c'était du côté de la place de la Concorde et pas dans la partie la plus connue, mais en entendant les autres coureuses, ouf, je ne suis pas la seule! Peut-être est-ce aussi parce que j'écoutais des musiciens à ce moment-là? Car il y en avait tout le long du parcours, c'est toujours génial pour la motivation. Un dernier sprint et hop, voici l'arrivée, déjà? Et là, on nous remet une très jolie médaille fleurie et, en plus de la traditionnelle rose, un collier à fleurs du plus bel effet! C'est vraiment une bonne idée et je pense que toutes les coureuses ont bien égayé le métro ensuite.

Une médaille très réussie

Une médaille très réussie

C'était donc une très belle édition, avec une organisation qui s'améliore de plus en plus, c'est que c'est difficile de gérer toutes ces coureuses! J'étais très contente de retrouver toute cette bonne humeur, c'est très important pour donner à toutes envie de faire du sport et de se bouger. Peu importe le temps, dans cette course, on vient vraiment pour s'amuser et toutes les conditions sont réunies pour. Alors, rendez-vous est pris pour l'année prochaine! :) Merci à l'équipe de La Parisienne de nous avoir encore fait vivre un beau moment!

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Un Chemin de Tables de Maylis de Kerangal

20 Juillet 2017, 11:52am

Publié par Claire

J'aime beaucoup l'écriture de Maylis de Kerangal et quand j'ai vu ce court roman à la FNAC, Un Chemin de Tables, je n'ai pas pu résister malgré une couverture a priori pas très attirante, surtout pour un tel sujet où j'aurais plus imaginé quelque chose en rapport avec la gastronomie, mais cela est dû à la collection où chaque couverture comporte une couleur uniforme, une collection d'ailleurs passionnante. Avec toute la précision qui caractérise l'auteure, les longues et belles phrases, la description très fouillée des gestes d'un métier, cette fois-ci nous suivons le parcours de Mauro.

Mauro, c'est un cuisinier loin des vedettes mises en avant par les émissions culinaires, c'est quelqu'un de discret, qui se cherche, entre de brillantes études en économie et la cuisine qui prend de plus en plus de place dans sa vie, au point de passer un CAP ("Pas franchement la tête de l'emploi. [...] Rien de la générosité expansive des professionnels des métiers de bouche, ceux qui ont le sourire large et l'hospitalité aisée, ceux qui marient le plaisir goût et le goût de la parole - la tchatche calibrée des cabots, les oracles de poètes. Rien de leur présence autoritaire non plus de leur propension au coup de gueule, au coup de pression.") Sur son chemin, il a rencontré beaucoup de tables, d'abord la table familiale, primordiale, conviviale, puis la table de ses amis à qui il préparait de bons plats avec peu de moyens, puis les tables de restaurants, des bistrots ou des restaurants plus connus, jusqu'à monter sa propre affaire avec son père.

Un Chemin de Tables de Maylis de Kerangal

Ce court récit est inspiré de la vie d'un vrai cuisinier, mêlant réalité et fiction. Car on a vraiment l'impression de se faufiler dans la salle, d'assister à la mécanique de la préparation du repas, ce qui correspond bien à l'objectif de cette collection du Seuil, Raconter la vie ("Le travail raconté par ceux qui le vivent"). L'emploi du temps de Mauro est millimétré, laissant très peu de place au repos, aux loisirs, et à une vraie vie sentimentale, ce qui explique plusieurs abandons, les fourneaux le rappelant cependant toujours. Et c'est avec délice qu'on le suit dans ses nouvelles aventures, comme en Birmanie où nous aussi on aimerait être assis "sur de petits bancs" pour goûter "ces marmites de bouillons au curcuma, ces fritures de toutes sortes, ces légumes en saumure, ces riz parfumés à la coriandre, ces salades aux feuilles de tamarin, aux feuilles de thé, ces fruits éclatants"...

 

Un Chemin de Tables, Maylis de Kerangal, Seuil, Raconter la vie, 7.90€ (paru en Mars 2016)

Et pour découvrir d'autres métiers, vous pouvez consulter le site de la collection ici

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Une jolie découverte de Vapiano ou l'impression de s'évader en Italie...

17 Juillet 2017, 21:00pm

Publié par Claire

C'est tout à fait par hasard que j'ai découvert la chaîne Vapianio, à l'occasion d'un jeu sur Twitter qui m'a permis de bénéficier d'un repas pour deux avec M. Claire. On aurait pu en profiter sans  plus en parler mais... on a tellement eu le coup de coeur que j'ai décidé d'en parler ici! 

Une jolie découverte de Vapiano ou l'impression de s'évader en Italie...

Alors j'ai fait quelques recherches pour pouvoir mieux vous présenter Vapiano... C'est une chaîne proposant de la gastronomie italienne mais... d'origine allemande, eh oui! Malheureusement pour nous, il n'y a que peu de restaurants pour l'instant en France. La devise de la chaîne est le célèbre proverbe : "Chi va piano va sano e lontano". Leur site précise que le maître mot est la convivialité, grâce aux longues tables en chêne, les herbes aromatiques à cueillir directement à table, ou les chefs qui préparent les plats sous nos yeux, ou encore la "Manifattura" dans laquelle les pâtes fraîches sont fabriquées et que l'on peut apercevoir grâce à une grande baie vitrée.

Pour notre part, comme il y a malheureusement encore peu de restaurants en région parisienne, nous avons donc testé celui de Disney Village... Le parking étant cher, je vous conseille de venir en transport en commun, en RER A par exemple ou après avoir passé la journée au parc. Lorsque nous arrivons, quelqu'un nous accueille et nous explique le fonctionnement du restaurant: nous avons une carte à puce et nous paierons tout à la fin (ce n'est pas vraiment un self, on peut prendre un plat, s'asseoir, se relever pour aller prendre un dessert... ce qui fait que le plat n'est pas froid à cause de l'attente aux caisses). La carte est très fournie, nous ne savons que choisir et optons finalement pour des pâtes (oh comme cela a été difficile pour moi de choisir face à un risotto), des penne Riviera: saumon et crevettes dans une sauce au fromage, avec du Grana Padano, de l'ail, des oignons frais, des tomates cerises et des épinards. Et là, le spectacle commence: le cuisinier rassemble les ingrédients dans un bol en inox, c'est absolument magique, beaucoup d'épices sont rajoutées, et même une rondelle de citron qui a donné une délicieuse touche acidulée aux pâtes. Déjà enchantés, on se lance, on commande une petite entrée, une Ciabatta avec des tomates marinées à l'huile d'olive. Puis on s'asseoit dans ce décor très chaleureux que je vous laisse découvrir en images...

Une jolie découverte de Vapiano ou l'impression de s'évader en Italie...
Une jolie découverte de Vapiano ou l'impression de s'évader en Italie...
Une jolie découverte de Vapiano ou l'impression de s'évader en Italie...
Une jolie découverte de Vapiano ou l'impression de s'évader en Italie...
Une jolie découverte de Vapiano ou l'impression de s'évader en Italie...
Une jolie découverte de Vapiano ou l'impression de s'évader en Italie...

Verdict: sincèrement, c'est délicieux! Rien à redire... Du coup on finit par un petit dessert, une tarte au citron, pas aussi délicieuse que le plat mais bonne quand même. Le tiramisu avait l'air très bon avec ses sept couches mais comment résister au citron...

Une jolie découverte de Vapiano ou l'impression de s'évader en Italie...

C'était donc une très belle expérience pour un bon rapport qualité-prix, d'autant plus vu l'endroit... Un havre de paix dans un lieu extrêmement fréquenté! Je ne sais pas ce qu'il en est des autres restaurants, mais au moins pour celui de Disney Village, nous sommes repartis absolument convaincus. Alors je guette les prochaines ouvertures...

Merci à Vapiano pour cette délicieuse invitation :)

Liste des restaurants ici

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Monsieur Nounou au Théâtre Rive Gauche

3 Juillet 2017, 19:57pm

Publié par Claire

Retour au Théâtre Rive Gauche pour aller voir une pièce de Georges Feydeau (et Maurice Desvallières) très peu connue: Monsieur Nounou. L'intrigue est assez simple : les Veauluisant ont décidé de renvoyer leur nourrice, Justine, aux moeurs trop légères. M. Veauluisant, un député volage, est chargé de la remplacer, mais voilà que c'est M. Bolivet, clerc de notaire et très amoureux de Justine qui par un curieux concours de circonstances se déguise en la "nounou" bourguignonne censée remplacer Justine, d'où le titre de la pièce... Rajoutez-y Médard, un majordome corse lui aussi amoureux éperdu de Justine, et Catulle, en neveu attardé de Veauluisant, et tous les ingrédients du vaudeville sont là... ou bien même de la "pochade", pour reprendre les notes de mise en scène!

Monsieur Nounou au Théâtre Rive Gauche

Si parfois l'écriture de la pièce en tant que telle ne m'a pas vraiment plu et que je préfère d'autres pièces de Feydeau, plus connues et aux ficelles moins "grosses" (certaines répliques ont même beaucoup vécu et ne font plus tellement rire, notamment concernant le lait de la nourrice je trouve), j'ai en revanche beaucoup aimé l'énergie des acteurs et l'effort pour actualiser le texte avec beaucoup de clins d'oeil à notre actualité. Il y a un un très gros travail de mise en scène qui n'est pas sans rappeler l'opérette, dans un très joli décor.

Crédit photo: Denis Tribhou

Crédit photo: Denis Tribhou

La grande surprise pour moi fut Tex. Beaucoup de spectateurs venaient visiblement pour lui, personnellement je venais surtout voir la troupe, en étant je l'avoue un peu sceptique quant à mes expériences théâtrales avec des "stars de la télé". Mais je l'ai trouvé absolument convaincant dans ce rôle de Nounou, provoquant sans cesse le rire, je dirais même que j'ai adoré et que j'ai très envie de revoir Tex au théâtre. D'une manière générale, l'ensemble des comédiens s'en donne à coeur joie, et grâce à cette formidable énergie, on pardonne le texte et on se laisse transporter par le rire, en passant un excellent moment, et la bonne humeur générale gagne la salle, ce qui est très bon signe.

Crédit photo: Denis Tribhou

Crédit photo: Denis Tribhou

Monsieur Nounou, un très bon moment au Théâtre Rive Gauche à découvrir jusqu'au 30 juillet 2017

Bande-annonce ici
 

De 21€ à 33€

Avec: Tex, Belen Lorenzo, Jacques Bouanich, Eric Massot, Lionel Laget

Mise en scène: Luq Hamett

 


Merci au Théâtre Rive Gauche pour les invitations :)

 

 

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Le Jardin d'Alphonse au Théâtre Michel

20 Juin 2017, 14:30pm

Publié par Claire

Il y a quelques jours j'ai retrouvé le Théâtre Michel dont j'apprécie particulièrement la programmation - je n'ai jamais été déçue - pour une pièce dont l'affiche m'avait particulièrement attirée: Le Jardin d'Alphonse. Et pour la première fois j'ai testé une place en premier rang de loge, eh bien je vous recommande, c'est très confortable - ainsi que le premier rang du balcon.

Le Jardin d'Alphonse au Théâtre Michel

Mais revenons à cette pièce qui est une véritable réussite. La famille Lemarchand se retrouve dans le jardin d'Alphonse qui vient de mourir. Mais lorsque Jean-Claude annonce à ses trois enfants qu'il veut leur léguer sa maison, sa fille Magali n'en veut pas... Et la paix du début est vite remise en cause, les couples se remettent en question, les rumeurs sur Alphonse refont surface... Chaque personnage est assez caricatural mais finalement permet de faire émerger un humour fin, exploitant ces archétypes dans un décor très estival. 

Crédit photo: Franck Harscouet

Crédit photo: Franck Harscouet

Crédit photo: Franck Harscouet

Crédit photo: Franck Harscouet

L'humour va crescendo et certaines situations provoquent réellement l'hilarité des spectateurs, grâce à une écriture très efficace, quelques répliques "croustillantes" et surtout des acteurs très impliqués et s'en donnant visiblement à coeur joie. Avec un véritable coup de coeur pour Karina Marimon, qui joue une mère juive aux multiples facettes. C'est également un vrai plaisir de retrouver Didier Caron, auteur de la pièce, sur scène !

Le Jardin d'Alphonse, au Théâtre Michel depuis le 17 mai 2017 et cet été

Bande-annonce ici

Théâtre Michel
38, rue des Mathurins
75008 Paris

01.42.65.35.02
 
Du mercredi au samedi à 21h00 et 16h30 le samedi, jusqu'au mois d'août inclus

Relâche le 21 juin, le 14 juillet, le 9 août (remplacé par le 8 août)
Tarif plein : de 25 à 38€

Avec:

Sandrine LE BERRE, dans le rôle de Magali
Didier CARON, dans le rôle de Daniel
Michel FEDER, dans le rôle de Jean-Claude
Julia DORVAL, dans le rôle de Nadège
Arnaud PFEIFFER, dans le rôle de Serge
Romain FLEURY, dans le rôle de Fabien
Christiane LUDOT, dans le rôle de Michelle
Karina MARIMON, dans le rôle de Suzanne
Véronique VIEL, dans le rôle de Zoé
 

Merci beaucoup au théâtre pour les invitations :)

 

 

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