Dans le grenier de Claire

Rio pour les JO: épisode 1

29 Août 2016, 19:08pm

Publié par Claire

Aujourd'hui, je reprends la plume, ou plutôt le clavier après des vacances bien chargées. Enfin, beaucoup plus chargées que prévues car une heureuse surprise a égayé mon été: j'ai gagné un concours organisé par BMW Sport Experience, en collaboration avec la FF Golf, pour fêter le retour du golf aux JO. C'était un concours créatif, pas un tirage au sort (je trouve cela chouette comme concept, pas vous? Cela laisse plus de place aux personnes motivées), où il fallait montrer son envie d'aller aux JO encourager les Bleus. J'ai donc écrit une lettre tout simplement avec mon coeur, car j'avais réellement envie de vivre cette expérience, sans y croire vraiment mais sans vouloir non plus laisser passer cette chance, car qui ne tente rien n'a rien. En effet, avec M. Claire, on était déjà allés aux JO de Londres en s'organisant au dernier moment, grâce à la nouvelle ouverture de la ligne Ouibus qui nous a permis de nous y rendre à très bas prix, et en partant, on s'est dit en riant: "Bon bah, Rio, on sait déjà qu'on n'ira pas, hein.". Eh bien là, nous avons voyagé dans d'autres conditions, plus... VIP comme vous pourrez le voir. Alors... il est temps de vous raconter tout cela (en plusieurs épisodes, car comme vous pouvez l'imaginer, jai plein de choses à vous raconter et beaucoup de personnes m'ont demandé plein de détails sur ce voyage un peu hors du commun), tout en remerciant encore et encore BMW et la FF Golf. C'est vous dire, je n'en reviens toujours pas! Et M. Claire non plus, car oui, en plus, c'était pour deux personnes...

Rio pour les JO: épisode 1

Avant de partir...

Eh oui, même si je ne l'ai su qu'environ un mois avant, un voyage à Rio, cela ne s'improvise pas! Au début, j'étais partagée entre joie (évidemment) et panique. Euh... par quoi je commence? Et l'avion alors? Je n'ai jamais fait un voyage aussi long! Alors vite, premier réflexe, j'achète un guide. Pas de chance, dans ma FNAC, il n'y en a qu'un, sur le Brésil en général, le Guide du Routard. S'il m'a beaucoup servi avant le départ pour les informations pratiques, en réalité, pendant le voyage, je ne l'ai plus sorti! Donc je lis toutes les informations pratiques attentivement... et c'est parti pour la course aux vaccins, aux anti-moustiques puissants... et aux réaux, indisponibles dans plusieurs bureaux de change à Paris (sans doute l'effet JO) mais que nous avons fini par trouver, après réservation, au bureau de change de Disney. Et je lis, je lis, je lis, beaucoup de blogs. Et je me renseigne auprès de personnes qui y sont déjà allées, d'accord, des cadenas sur ma valise, pas de bijoux, pas de marques... Bon, en réalité, on y reviendra, jamais nous ne nous sommes sentis en insécurité, sauf en taxi... comme vous le verrez dans un prochain épisode, suspense! Et pendant toute cette préparation... nous recevons un colis extraordinaire, qui a donné le ton de ce voyage.

Il contenait des polos  (deux pour moi, un pour monsieur hi hi), un tee-shirt  (pour monsieur cette fois), deux casquettes, deux éventails, le tout de marque Lacoste et aux couleurs des Bleus bien sûr. Et on verra là-bas que cette tenue est également arborée par les joueurs, les officiels, et les supporters bien sûr... Alors on était très fiers de la porter. Et puis... dans une jolie pochette en tissu aux couleurs du Brésil, il y avait bien sûr les billets d'entrée pour les épreuves (golf, athlétisme, handball, et nous avons pris en plus des billets pour le waterpolo) et un programme de notre aventure qui nous a vraiment épatés. Il faut savoir que c'est Eventeam, en collaboration avec Voyageurs du Monde, qui a organisé ce voyage. Nous avons eu l'heureuse surprise de découvrir un vrai livret, avec le détail de chaque jour de notre voyage... une organisation sans faille!

Le contenu du fabuleux colis. Le ton était donné!

Le contenu du fabuleux colis. Le ton était donné!

12 août: le grand départ...

Voilà, le grand jour est arrivé. La journée me semble interminable, malgré quelques angoisses: vraiment, je n'ai rien oublié? Passeport, portable, réaux, carte bleue, médicaments au cas où... Passeport, portable... Bref, vous avez compris, je vérifie, revérifie, je tourne un peu en rond, on a mis les JO à la télé, on a du mal à y croire, le lendemain on y sera pour de vrai, et je pense à l'avion, moi qui en ai si peur, onze heures de vol? Mais c'est un "mal", si l'on peut dire, pour un grand bien. Enfin, le soir arrive. Un représentant de l'agence de voyage nous attend à l'aéroport, il a déjà imprimé nos étiquettes pour les bagages, et nous retrouvons deux symmpathiques gagnants, tirés au sort parmi les licenciés de la FF Golf (et moi, timide... "Euh, je n'y connais pas grand chose en golf, vous savez, je me suis documentée avant de partir mais c'est une découverte...". En réalité, ils m'auront été d'une grande aide et nous ont tout expliqué le premier jour!). Plus tard, en arrivant, nous rencontrerons les deux dernières personnes nous accompagnant, Margot du blog You Make Fashion et son compagnon blogueur lui aussi.

Il est temps de monter dans l'avion, un Boeing tout neuf (un 777-300ER pour les connaisseurs). Une grande nouveauté pour moi, fascinée, l'impression d'être dans une salle de cinéma avec une multitude de petits écrans plats sur les sièges. Pour me détendre, je joue, et mon jeu favori (que je déteste pourtant regarder à la télévision) devient vite "Qui veut gagner des millions?", faisant vite envoler (petit jeu de mot au passage) ma peur de l'avion, et quand il décolle à 23h35, je m'en aperçois à peine même si j'adore regarder la webcam qui filme la piste en même temps, cela bouge nettement moins que dans un petit avion. Je commence à avoir un peu faim, le repas est servi à 1h30 puis j'essaie, pendant le trajet, de dormir tant bien que mal, mais j'avoue que j'ai beaucoup de mal, trop pressée d'arriver et n'ayant pas l'habitude d'un tel trajet.

Rio pour les JO: épisode 1

13 août: l'arrivée à Rio

 

Quand l'avion se pose sur la piste, nous réalisons enfin. L'aéroport (Galea) semble tout neuf et est immense, nous marchons, marchons... et attendons pas mal de temps pour récupérer notre valise, car l'avion transportait beaucoup de passagers et était rempli. D'ailleurs, c'était très symapthique de voir des supporters de l'Europe entière, et quelques athlètes aussi, en tenue officielle. Puis nous passons la police aux frontières, très souriante et accueillante et retrouvons notre guide qui se révèlera un vrai ange-gardien, Marta, qui était à notre disposition chaque jour jusqu'à deux heures du matin, avec un van et un chauffeur (différents chaque jour). Avant de nous rendre à l'hôtel, avec sa gentillesse, elle nous propose de longer la mer pour une première découverte de Rio et elle nous montre déjà beaucoup de choses, nous en explique l'histoire, nous montre les premières favelas... Puis nous longeons la célèbre plage de Copacabana. Je suis fatiguée par le voyage mais je n'ai pas envie d'en perdre une miette, je regarde partout! C'est que, du fait du décalage horaire, nous allons vivre une très longue journée, allongée de 5 heures... Mais tant pis, c'est 5 heures à profiter de Rio en plus! On dormira à notre retour des JO... (c'est ce que l'on s'est très souvent répétés, car globalement, pendant tout le voyage, nous avons dormi entre 3 et 4 heures par nuit).

Copacabana

Copacabana

Passage express à l'hôtel... puis départ pour le golf

Nous passons à notre hôtel, le Royalty Barra, pour y déposer très rapidement nos valises et nous changer dans les toilettes. Puis nous voilà partis pour découvrir les épreuves de golf, plus précisément le 3ème tour du tournoi masculin (sur 4). Assister à une compétition de golf était une grande première pour M. Claire et moi. Ce qui m'a beaucoup impressionée, tout d'abord, c'est le silence, moi qui suis plutôt habituée aux clameurs pendant les compétitons. On peut applaudir, oui, mais une fois qu'un joueur a tiré (ou lors du départ, au premier trou, quand son nom est annoncé). Des bénévoles, sur chacun des trous, portent donc un panneau pour rappeler au public de ne pas faire de bruit (mais sont par ailleurs très sympathiques, certains parlant très bien le français). On ne doit pas non plus marcher dans le champ de vision d'un golfeur pendant qu'il tire, pour ne pas le gêner. Mais bien sûr, tout n'était pas qu'obligation, et l'ambiance restait tout à fait festive bien qu'un peu impressionnante. Nous comprenons vite qu'il y a des vagues de départ de trois joueurs toutes les dix minutes, en fonction de leur classement de la veille. Quatre français sont engagés: Gwladys Nocera et Karine Icher, du côté des femmes, et Julien Quesne et Grégory Bourdy du côté des hommes. C'est ce dernier que nous allons suivre toute la journée. Oui, je dis journée car un parcours dure entre 4h30 et 5h! Nous sommes munis d'un plan, ce n'est pas si simple au début de s'y repérer (d'autant plus que le plan et le programme n'étaient disponibles qu'en portugais), et nous comprenons vite qu'il y a certains endroits pour traverser le terrain, quand personne ne joue bien sûr. Cela m'a d'abord fait très bizarre de marcher sur une herbe aussi belle! En tout cas, le parcours est absolument magnifique, dans une réserve naturelle, où il fait par contre très, très chaud (et où l'on se met à adorer nos polos blancs et comprendre pourquoi on nous a fourni une casquette). Et ce jour-là, le français, malgré la chaleur, est en forme et finira même quatrième à la fin de la journée. J'admire son caddie, le matériel a l'air si lourd ! A force d'observer, nous comprenons mieux le fonctionnement, et cela me démangerait presque d'essayer. On s'est vraiment pris au jeu, souhaitant le podium pour le golfeur! Par contre, cela m'a semblé très difficile de suivre la balle dans les airs, je n'ai jamais réellement réussi à mon grand désarroi. Peut-être une question d'habitude?

Malgré l'indice 50 plusieurs fois remis, les coups de soleil sont bien là et nous avons acheté beaucoup d'eau, l'occasion pour moi de vous décrire le début d'une collection passionnante: les bouchons. Eh oui, ils sont interdits sur le terrain (comme dans l'enceinte des terrains sur le site olympique principal). Le grand jeu était donc de repérer les vendeurs qui n'appliquaient pas la consigne et de garder précieusement ensuite des bouchons à revisser (sachant qu'on ne pouvait bien sûr pas amener d'eau de l'extérieur). D'autres collections à vous signaler: celle des gobelets de bière, un grand succès au vu de la chaleur et d'un prix tout à fait correct, représentant des sports différents, et de pièces d'un real éditées spécialement pour les JO, flambant neuves et comportant différents sports elles aussi. Rechercher le gobelet waterpolo m'a permis de parler avec des personnes du monde entier, une belle expérience, et j'ai fini par le trouver grâce à deux américains! C'était une belle idée, donc, ces gobelets. Bon, par contre, sur la partie golf, se nourrir n'était pas facile car les bénévoles ne parlaient absolument pas anglais (statistiquement, sur les JO, on a trouvé plus de bénévoles parlant français que d'anglophones...). C'est comme ça, ils sont bénévoles, mais pour le coup, forcément, les queues s'allongeaient. Fort heureusement, sur le site olympique principal, nous le verrons plus tard, c'était vraiment mieux et même parfaitement organisés! Voici quelques photos... Veuillez m'excuser de la qualité, j'ai préféré ne pas amener notre bel appareil photo pour ce voyage, j'ai donc utilisé mon portable tout simplement... Certaines sont de M. Claire! ;)

Rio pour les JO: épisode 1
Rio pour les JO: épisode 1
Rio pour les JO: épisode 1
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Rio pour les JO: épisode 1
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Retour à l'hôtel... 

Il a bien fallu rentrer... Pour retrouver notre très bel hôtel et enfin se doucher. Les chambres étaient spacieuses et disposaient même d'un balcon. Nous n'en avons finalement pas profité au vu de notre planning surchargé, mais en tout cas je vous recommande cet hôtel, face à la plage, avec des piscines et une station de taxi juste à côté. 

Vue depuis notre balcon...

Vue depuis notre balcon...

... et de l'autre côté du balcon (plage de Barra)

... et de l'autre côté du balcon (plage de Barra)

Rio pour les JO: épisode 1

Notre aventure dans un restaurant "typique"

Avec nos deux golfeurs amateurs, nous avons décidé de tester un restaurant "typique", Marta a donc traduit pour nous à la réception. Mais attention... le "typique" comprenait l'après-restaurant! Sans doute une des aventures les plus rocambolesques de notre voyage avec notre voyage en taxi sur le chemin de l'athlétisme, j'y reviendrai dans un prochain épisode. On nous conseille donc un restaurant proposant des viandes à volonté (et les légumes également), et proposant un service de van privé depuis l'hôtel pour éviter d'y aller à pied (de nuit, c'est vrai que c'est mieux). Bon, on se méfie un peu, c'est bizarre, mais on cherche sur Tripadvisor, la critique est bonne puis après tout, cela évite de chercher un taxi. Le van vient donc nous chercher et nous trouvons un restaurant assez rempli. Le concept est que l'on va se servir au buffet pour les accompagnements (je n'ai pas trop aimé, notamment les légumes version sucrée, mais au moins j'ai tenté! Heureusement, vous verrez plus tard que j'ai pu trouver des plats tout à fait à mon goût dans le centre de Rio, avec de délicieux haricots rouges notamment). Pour la viande, des serveurs passent de table en table, avec des broches. Les portions sont énormes, il y a de quoi avoir un sacré apport en protéines! C'est très bon mais trop copieux pour ma part.

Mais c'est pour l'après-restaurant que les aventures commencent... Pas de van! Sans compter que la personne qui s'en occupe parle un anglais assez approximatif. Nous attendons, attendons... et commençons à comprendre un sacré manège:  un groupe d'une douzaine d'Australiens, là aussi pour les JO, se fait ramener à l'hôtel par les voituriers, avec les voitures des clients, pendant que ces derniers mangent. Toujours pas de nouvelles pour nous, on retourne demander, et celui qui a l'air d'être le patron (?) demande à une employée qui a fini son service de faire un détour et de nous déposer à l'hôtel. Ouf, on a fini par y arriver! Ah oui, c'était typique pour le coup!

 

Il était temps de dormir car le lendemain, le départ pour le golf était fixé à 7h. Et il est temps pour moi de vous donner rendez-vous pour l'épisode 2 de nos aventures... 

Commenter cet article

HB 03/09/2016 16:43

Excellent ce premier épisode, j'ai l'impression de vivre l'expérience à travers tes mots ;-)

Claire 04/09/2016 20:47

Merci beaucoup :)

Marc 31/08/2016 10:01

Très beau récit, on sent l'émotion qui a dû vous habiter pendant ce séjour!!! vivement la suite !!!!

Claire 04/09/2016 20:47

Merci!