Dans le grenier de Claire

La Parisienne 2015: édition pluvieuse, édition heureuse!

24 Septembre 2015, 18:34pm

Publié par Claire

Le 13 septembre 2015, j'ai participé à La Parisienne, comme 39 200 autres coureuses... Et pour cette édition en mode celtique, tiens donc, la pluie était au rendez-vous!

La Parisienne 2015: édition pluvieuse, édition heureuse!

Malgré cette pluie qui ne nous a jamais quittées pendant la course, j'ai adoré cette édition. Voilà plusieurs années que je cours La Parisienne (et je grapille des minutes à chaque fois, petite victoire), un peu un rituel de la rentrée, toujours un grand moment de joie mais aussi un moyen de "s'obliger" à reprendre l'entraînement après les vacances.

Alors d'accord, on a entendu beaucoup de critiques sur le prix du dossard (faisant partie de la première vague des impatientes, je l'ai payé moins cher que certaines, 40€ au lieu de 50), mais il faut comprendre que cela comprend les entraînements gratuits à l'INSEP (4 en tout!), le village pendant 3 jours avec tout plein d'animations (et de cadeaux...) et surtout une course dans des conditions optimales de sécurité et beaucoup d'animations motivantes: ambiance boîte de nuit sous un pont, chorale de gospel, percussions, orchestre, très nombreux bénévoles, ravitaillement... Donc c'est cher et je vous déconseille si vous ne faites que la course de 6,7 km, mais si l'on fait tout, finalement, cela relativise!

 

La Parisienne 2015: édition pluvieuse, édition heureuse!

Cette année, donc, originalité, nous étions plongées dans l'ambiance celtique avec au village du rock celtique, un décor typiquement breton, des joueurs de cornemuse et des démonstrations de danse irlandaise. Il y avait aussi des food-trucks bretons même si personnellement j'ai été assez déçue de mon hot-dog version saucisse dans une galette que j'ai trouvée très sèche!

 

Pendant la course qui, comme toujours, partait du pied de la Tour Eiffel (du pont d'Iéna exactement), outre la pluie qui forcément nous plongeait dans l'ambiance (mais attention, jamais la pluie n'atteindra l'ambiance de la course, imaginez, près de 40 000 filles heureuses d'être là!), une animation spéciale tempête m'a fait rire sous un pont. Oui oui, ils ont osé recréer une tempête bretonne, c'était très drôle! Seul petit bémol: le village n'ouvrait qu'à 8 heures, contrairement aux autres années, donc pour les prévoyantes comme moi qui adorent anticiper, il a fallu longtemps patienter dans le froid. Résultat, évidemment, une queue monstre aux toilettes! C'est un peu dommage mais au moins voici une occasion pour râler (un peu).

Nous avons encore bien été gâtées entre les cadeaux reçus au moment du retrait du dossard, ceux récupérés sur le stand du village et à l'arrivée.

Bref, une édition réussie, et c'est certain, le 1er octobre, je m'inscris à la 20ème édition... qui passera par les Champs-Elysées, eh oui! Le thème, cette fois-ci? Le carnaval. J'imagine déjà un maquillage très pailleté... Chut, chut...

Et pour retrouver l'ambiance de la course, c'est ici!

Et vous, vous en serez? ;)

La Parisienne 2015: édition pluvieuse, édition heureuse!
La Parisienne 2015: édition pluvieuse, édition heureuse!
La Parisienne 2015: édition pluvieuse, édition heureuse!
La Parisienne 2015: édition pluvieuse, édition heureuse!

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Le plaisir de retrouver Shirley et Dino au Théâtre de l'Atelier

22 Septembre 2015, 20:15pm

Publié par Claire

Quand j'ai vu que Shirley et Dino étaient à l'affiche cette saison au Théâtre de l'Atelier, que je fréquente désormais assidûment comme vous le savez car j'en un peu tombée amoureuse il est vrai, j'ai souri en repensant à des sketchs vus il y a quelques années à la télévision. Car oui, ils me faisaient beaucoup rire. Eh bien... je vous rassure, ils n'ont pas changé!

Le plaisir de retrouver Shirley et Dino au Théâtre de l'Atelier

Mais attention, leur spectacle ne ressemble pas aux sketches que l'on a connus. Il est en fait très original, comme un ovni à la fois musical et théâtral, mais un ovni parfait, à leur image. Gilles et Corinne, de leur vrai nom, nous font toujours rire, je vous rassure, mais cela va au-delà. On découvre un Dino crooner, véritable musicien accompagné de son orchestre de jazz, qui nous raconte son Italie natale, et surtout les spécialités des... Pouilles, il y tient. Le voici donc en train de nous préparer la sauce de sa grand-mère sur scène (et voilà que la salle se met à sentir les oignons!), entre deux chansons tantôt entraînantes et franchement drôles, tantôt étonnamment émouvantes, aidé par Shirley, avec les traditionnelles petites disputes mais en fait une réelle complicité. On découvre une véritable générosité à tous les sens du terme, une vraie envie de partager et de se donner sur scène. Le public est pris à parti, il y a une vraie part d'improvisation et le spectacle doit être un peu différent chaque soir. Au-delà du rire, on sent une véritable envie de transmettre un peu de culture italienne et surtout, on découvre un véritable chanteur...

Le duo a donc véritablement évolué, pour un étonnant et ravissant spectacle à leur image, mêlant musique et comédie... Et comme il est difficile de vous décrire ce que cela donne vraiment, rien ne vaut la vidéo de présentation:



 

 

 

A retrouver au Théâtre de l'Atelier jusqu'au 25 avril 2016, les dimanches à 18h, les lundis à 20h

Catégorie 1 : 36.10 €
Catégorie 2 : 29.10 €
Catégorie 3 : 16.10 €
Groupe : 29.10 €
Jeune : 10 €

 

Invitation offerte par le Théâtre de l'Atelier, merci à eux

 

 

 

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Hyacinthe et Rose au Théâtre de l'Atelier: un vrai moment de bonheur

10 Septembre 2015, 19:28pm

Publié par Claire

Mardi soir, j'ai eu l'immense chance d'assister à la première représentation au Théâtre de l'Atelier - que j'ai toujours beaucoup de plaisir à retrouver! - de la pièce Hyacinthe et Rose de et avec François Morel, accompagné avec talent au piano et autres instruments par Antoine Sahler, dans une mise en scène très réussie d'Edouard Laug.

Hyacinthe et Rose au Théâtre de l'Atelier: un vrai moment de bonheur

Hyacinthe et Rose, c'est d'abord un magnifique livre écrit par François Morel à partir de peintures de Martin Jarrie, autour de l'univers des fleurs (vous pouvez d'ailleurs le consulter et l'acheter à la sortie du théâtre). C'est l'histoire d'un jeune parisien qui passe ses vacances chez ses grands-parents, à la campagne. Ils sont très différents, mais ont un point commun, ils adorent les fleurs. On apprend à les connaître en profondeur, on connaît leurs habitudes, on s'attache à eux, ils nous font tantôt sourire, tantôt franchement rire, tantôt réfléchir. Mais pour présenter ces drôles de personnages, rien de tel qu'un extrait:

 

« C’est bien simple : Rose et Hyacinthe, mariés depuis quarante-cinq ans, ensemble depuis toujours, ne s’entendaient sur rien.
Hyacinthe et Rose. Rose et Hyacinthe.
Hyacinthe était coco, Rose était catho. Hyacinthe aimait boire, Rose aimait manger. Hyacinthe aimait la bicyclette, la pêche à la ligne, le vin rouge, la belote et les chants révolutionnaires. Rose préférait les mots-croisés, le tricot, l’eau de Mélisse, les dominos et les cantiques.
Hyacinthe aimait traîner… À table, au lit, au bistrot, avec les copains, sur un banc, dans un champ, sur les talus, à observer les nuages...
« Tu n’es qu’un Père Traînard » lui disait Rose qui était toujours la première debout, la première couchée, la première assise à table, la première levée de table, le repas à peine terminé déjà devant l’évier à nettoyer sa vaisselle.
« Madame Gonzales » l’avait surnommé Hyacinthe. En souvenir de Speedy. Ils avaient dû s’aimer mais c’était il y a longtemps. Il est même probable qu’ils aient pu faire l’amour. L’existence d’une descendance de douze enfants, de neuf petits-enfants le laisserait fortement supposer.
Moi, j’étais un de ces neuf. Chaque année, le petit parisien que j’étais venait à la campagne dans le but de se refaire une santé. Mon enfance est remplie de vaches, de bouses, de rivières, de chênes séculaires, de toiles cirées, de cidres bouchés, de poules dans les cours, de pots de confitures sur les armoires. Et d’hortensias bleus. Et de camélias blancs. Et de rouges coquelicots. Et de tulipes multicolores.
Parce que le seul sujet qui réunissait notre mémère abondante et notre rouge papy, c’était l’amour des fleurs.
Tous les souvenirs, toutes les sensations, toute la connaissance, toutes les émotions que je garde de mes grands-parents sont liés aux fleurs. Toutes mes pensées… »

 

Le texte est déjà délicieux, une vraie fête des mots, presque une encyclopédie du botaniste. Mais mis en théâtre, il en devient extraordinaire grâce à la verve de François Morel, drôlissime dans son rôle de curé aux sermons interminables. Il incarne les personnages à la perfection, provoque le rire, très souvent, mais c'est plus fort que cela. Ce n'est pas un ricanement, c'est une réflexion, un sourire, le plaisir des jolis mots. Le passage sur le langage des fleurs est pour cela mon préféré: mélangeant rire et poésie, il résume bien l'essence de cette pièce. Car de la poésie, il y en a beaucoup, grâce aux jolis mots de cet immense comédien mais aussi à la présence d'Antoine Sahler et de son piano et autres instruments (je ne vous en dis pas plus), presque magique, planté dans un décor de jardin. Il y a une vraie complémentarité entre le comédien et le musicien (qui incarne aussi un véritable personnage dans la pièce), et même une réelle complicité que l'on sent très présente. La musique est un vrai plus: avec quelques accords, un certain rythme, mots et musique provoquent le rire, mais aussi, parfois, l'enchantement. Ainsi, des notes très aigues, piano, évoquent les nuages au début de la pièce, ou bien accompagnent un fabuleux théâtre d'ombre. Il y a une vraie osmose entre musique et mots, provoquant un vrai bonheur de spectateur.

Crédit photo: Manuelle Toussaint / Starface

Crédit photo: Manuelle Toussaint / Starface

Crédit photo: Manuelle Toussaint / Starface

Crédit photo: Manuelle Toussaint / Starface

Vous l'aurez compris, cela a été un véritable coup de coeur, si bien que j'ai même très envie d'y retourner (et de m'offrir l'album...). Une très belle manière de débuter la nouvelle saison théâtrale!

 

Au Théâtre de l'Atelier, du 8 septembre 2015 au 11 décembre 2015

Du mardi au samedi à 19h (un horaire que je trouve très pratique, au passage, quand on a beaucoup de transport pour revenir)

Matinée le samedi à 17h (sauf le 10 octobre: 16h uniquement)

Durée du spectacle: 1h10

Places de 16.10€ à 36.10€

Tarif Jeunes: 10€

 

 

Invitation offerte par le Théâtre de l'Atelier, merci à eux

 
 

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