Dans le grenier de Claire

Coup de cœur pour Culottées de Pénélope Bagieu

26 Novembre 2016, 20:46pm

Publié par Claire

Il y a quelques semaines, en flânant dans une de mes librairies préférées, un livre a tout de suite attiré mon attention par sa jolie couverture : Culottées - Des femmes qui ne font que ce qu'elles veulent, une bande-dessinée de Pénélope Bagieu dont j'avais déjà adoré les BD il y a quelques années (dont bien sûr Ma vie est tout à fait fascinante). Ce très bel album nous présente "quinze portraits de femmes qui ont inventé leur destin", déjà parus sur le blog de la dessinatrice.

Coup de cœur pour Culottées de Pénélope Bagieu
Coup de cœur pour Culottées de Pénélope Bagieu
Coup de cœur pour Culottées de Pénélope Bagieu

Cette galerie de portraits nous présente des femmes toutes exceptionnelles et pas forcément connues, et c'est justement ce que j'ai aimé dans cet album: en alternant humour et émotion, Pénélope Bagieu met en avant des femmes au destin pas comme les autres parce qu'elles ont osé, parce qu'elles ont mené certains combats jusqu'au bout, menant parfois à la mort. Des destins parfois tragiques, comme les soeurs Mariposas qui se sont opposées à la dictature en République Dominicaine, étonnants, comme Giorgina Reid qui a mis toute son énergie à préserver un phare face à l'érosion, ou émouvants, comme lui de Leymah Gbowee qui a reçu un Prix Nobel de la Paix en 2011. On sent qu'il y a derrière un véritable travail documentaire, et j'ai appris beaucoup de faits historique en lisant cette galerie originale de portraits.

La bonne nouvelle, c'est que le deuxième tome, comportant 15 autres portraits, paraît très bientôt: le 26 janvier 2017, avec une couverture verte cette fois-ci...

 

 

Culottées, Des femmes qui ne font que ce qu'elles veulent de Pénélope Bagieu - Volume 1

Paru le 22 septembre 2016, Volume 2 à paraître le 26 janvier 2017

Gallimard - 19,5 €

 

 

 

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Les Divalala au Théâtre Trévise: un trio (d)étonnant!

25 Novembre 2016, 21:15pm

Publié par Claire

Retour au Théâtre Trévise après y avoir beaucoup aimé Carmen à tout prix l'an dernier... Cette fois-ci, toujours dans le domaine du chant, place à un dynamique trio de jeunes femmes, Les Divalala, qui revisitent avec brio quelques célèbres tubes de variété pour leur nouveau spectacle Femme, Femme, Femme, après le succès de Chansons d'amour traficotées.

Les Divalala au Théâtre Trévise: un trio (d)étonnant!

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces trois pétillantes jeunes femmes, Angélique Fridblatt, Gabrielle Laurens et Marion Lépine multiplient les talents musicaux. Non contentes de chanter a cappella, à trois voix bien sûr, ce qui est en soit une performance, elles semblent s'amuser sur scène à expérimenter l'univers sonore, entre percussions de toutes sortes, bruitages, instruments... Il y a une véritable mise en scène, souvent drôle, décalée, parfois poétique, teintée d'une certaine mélancolie. J'ai adoré la reprise de Stromae ("Tous les mêmes"), impressionnante d'un point de vue musical. Même si les transitions théâtralisées, non chantées, me semblent parfois en trop - mais permettent je pense aux chanteuses de reprendre leur souffle -, j'ai été absolument ébahie devant cette véritable performance vocale et la joie de vivre visible de ces trois chanteuses pas comme les autres. A ne pas rater!

Crédit photo: Les Divalala

Crédit photo: Les Divalala

Crédit photo: Les Divalala

Crédit photo: Les Divalala

Femme, Femme, Femme, au Théâtre Trévise jusqu'au 6 mars 2017

Tous les lundis à 19h30

Avec Angélique Fridblatt, Gabrielle Laurens et Marion Lépine

Mise en scène de Freddy Viau, direction musicale de Raphaël Callandreau

Merci aux Divalala pour leur invitation :)

 

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Rencontre avec Fanny Cottençon, Sam Karmann et Jean-Luc Moreau au Théâtre Rive Gauche

12 Novembre 2016, 21:29pm

Publié par Claire

Si vous prenez le métro, vous n'avez sans doute pas raté les affiches de Petit Crimes Conjugaux, que vous pouvez retrouver au Théâtre Rive Gauche depuis le 29 septembre 2016. Rappelez-vous, je suis allée voir la pièce il y a quelques semaines... Eh bien, avec quelques blogueurs, nous avons eu la chance mercredi de rencontrer Fanny Cottençon et Sam Karmann, ainsi que leur metteur en scène, Jean-Luc Moreau. Et pour l'occasion, ils se sont assis dans le décor, puisque la pièce allait être jouée juste après, toujours aussi impressionnant et minutieux. J'en ai regardé attentivement tous les détails!

Rencontre avec Fanny Cottençon, Sam Karmann et Jean-Luc Moreau au Théâtre Rive Gauche

Voici donc un petit compte-rendu de ce trio bien joyeux ce soir-là!

Le choix du rôle

Pour Fanny Cottençon, c'est d'abord le texte et son écriture qui l'ont convaincue. L'écriture est forte, exigeante, lyrique. Pour Sam Karmann, qui a pratiqué beaucoup de rôles classiques, il a retrouvé là la même exigence d'interprétation, imposant d'être rigoureux et souple. 

La mise en scène

Jean-Luc Moreau nous explique que la mise en scène de cette pièce est très difficile, puisque les styles d'écriture sont très variés, "comme une boîte qu'on ouvrirait avec plein de choses à l'intérieur." "Schmitt est fondamentalement un intellectuel, docteur en philosophie. Sa pièce met en scène les sentiments, manipule les concepts, jongle avec eux." Elle est "redoutablement intelligente". Le travail de mise en scène, c'est en quelque sorte retirer un peu de cette intelligence, de ce raisonnement intellectuel car le théâtre doit être le lieu de la sensation, de ce qui se passe entre le public et les acteurs, et entre les acteurs eux-mêmes. La mise en scène s'est alors attachée à trouver une symbolique dans le mouvement pour montrer "ce qu'émotionnellement on veut libérer", et à raconter au public "une histoire au plus près du texte et de la nature des acteurs".

Rencontre avec Fanny Cottençon, Sam Karmann et Jean-Luc Moreau au Théâtre Rive Gauche

Le texte

Sam Karmann nous précise que le texte propose "une vision terrible du couple": dans la pièce, il a "deux cerveaux, le moderne et l'archaïque". Il raconte son bonheur de jouer ce texte, même s'il n'est pas d'accord avec ce que Gilles, le personnage qu'il incarne, a écrit dans son livre Petits Crimes conjugaux à propos du couple qui serait "un long chemin vers la mort." Il faut jouer la pièce "avec une totale émotion, à vif." Pour Fanny Cottençon, le texte est "très littéraire, il est à vivre de l'intérieur."

Le décor

Sam Karmann aime beaucoup ce décor, son côté anglo-saxon qui "marche avec le polar." 

Et malheureusement, c'était déjà la fin de la rencontre puisque la pièce allait être donnée une heure après...



Toutes les informations pratiques se trouvent sur le site du Théâtre Rive Gauche.

 

Petits Crimes Conjugaux, au Théâtre Rive Gauche 


Avec Fanny Cottençon et Sam Karmann
Mise en scène de Jean-Luc Moreau


Pour voir la bande-annonce, c'est ici


Depuis le 29 septembre 2016
Du mardi au samedi à 21h
Matinée le dimanche à 15h
De 27€ à 45€

Merci  à l'équipe du Théâtre Rive Gauche pour l'invitation. :)

 

 

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La Peur de Stefan Zweig au Théâtre Michel: une pièce bouleversante

8 Novembre 2016, 12:09pm

Publié par Claire

Voici une première fois en tant que spectatrice au Théâtre Michel dont je me souviendrai... En arrivant, j'ai déjà adoré l'ambiance du théâtre, et j'étais déjà très impatiente à l'idée de découvrir une pièce de Zweig, un auteur dont j'apprécie particulièrement l'univers. Mais j'en suis repartie absolument ébahie devant cette prouesse théâtrale!

La Peur de Stefan Zweig au Théâtre Michel: une pièce bouleversante

La Peur est une nouvelle de Stefan Zweig qui porte parfaitement son nom: Irène est une trentenaire bourgeoise qui trompe son mari. Mais un jour, elle rencontre une femme très étrange qui commence à opérer un véritable chantage psychologique, menaçant de tout révéler à Fritz, le mari d'Irène (avocat), si elle ne reçoit pas toujours plus d'argent. Car c'est bien ici la psychologie des personnages qui est explorée et tout les mécanismes de la peur. Qui est cette étrange femme qui apparaît dans l'univers d'Irène, parfois réelle, parfois fantôme?

Crédit photo Karine Letellier

Crédit photo Karine Letellier

J'ai trouvé la mise en scène (d'Elodie Menant), inspirée de Fenêtre sur Cour d'Hitchcock, très inventive et particulièrement représentative de cette peur: le décor d'appartement bourgeois, sur roulettes, se referme petit à petit sur les personnages, regorge d'ombres, de cachettes et montre spatialement le piège psychologique qui se referme sur Irène. Je dois vous dire que cette peur, je l'ai vraiment ressentie, j'en ai eu des frissons... aussi provoqués par le jeu des acteurs, extraordinaire. Vraiment, les trois comédiens incarnent parfaitement leur personnage et on est littéralement transportés par cette histoire: comme Irène (Hélène Degy), on a peur, très peur de ce fantôme (Ophélie Marsaud) qui la ferait presque sombrer dans la folie et qui occupe parfois son espace vital, venant parfois interrompre ses conversations avec Fritz (Aliocha Ivotich). J'avoue avoir été totalement subjuguée par ce trio, et j'ai été tellement enthousiaste que j'ai très envie de retourner voir la pièce. Et tant pis si cela me fait si peur!

Crédit photo Karine Letellier

Crédit photo Karine Letellier

Crédit photo Karine Letellier

Crédit photo Karine Letellier

Crédit photo Karine Letellier

Crédit photo Karine Letellier

La Peur, d'après Stefan Zweig

Au Théâtre Michel depuis le 7 octobre 2016

Mise en scène: Elodie Menant

Avec Hélène Degy, Aliocha Itovich, Ophélie Marsaud

Décor: Olivier Defrocourt

Le jeudi, le vendredi, le dimanche à 19h

Le samedi à 19h15

Tarifs: de 18 à 29€

 

Merci au Théâtre Michel pour les invitations :)

Bande-annonce du spectacle

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Une soirée très gourmande avec Paysan Breton

6 Novembre 2016, 20:31pm

Publié par Claire

Il y a quelques (enfin, beaucoup de...) semaines, j'ai été conviée à une soirée très, très gourmande avec Paysan Breton. J'étais ravie de venir, car je connais très bien la marque pour son fromage fouetté nature que j'adore tartiner sur un morceau de baguette. A l'occasion de la sortie d'une nouveauté dans cette gamme de fromage fouetté, Le Concassé de Poivres (oui, avec un s car il y a trois poivres différents : blanc, noir et vert), nous avons été invités à découvrir comment insérer ces fameux pots de fromage totalement régressifs dans un plateau plus traditionnel, avec des suggestions de vins rouges et blancs pour accompagner le tout... je vous laisse deviner comme il a été difficile pour moi, littéralement amoureuse du fromage, de tester tous ces accords.:) Pour l'occasion, nous avons eu en même temps un cours d'oenologie avec le COAM : le Cours d'Oenologie and more, pour apprendre à allier vin et fromage . Nous sommes d'ailleurs repartis avec un guide très utile et synthétique, avec de très jolis couteaux à beurre et à fromage. Alors voici des petites idées de plateaux et d'alliance vin/fromage/pain (oh les gourmands!) pour magnifier ces petits pots de fromage qui ont un vrai goût de reviens-y... Concernant les vins, précisons que je vais vous proposer les alliances suggérées par la marque Paysan Breton, à un prix volontairement abordable pour rester dans la même gamme de prix qu'un pot de Paysan Breton et pour que cela soit accessible à tous, mais sachant que ce soir-là nous avons parfois dégusté en complément des vins parfois plus rares et d'une gamme de prix supérieure.

Voici la fameuse nouveauté: le Concassé de Poivres! Crédit photo: Paysan Breton

Voici la fameuse nouveauté: le Concassé de Poivres! Crédit photo: Paysan Breton

Avec le Ail et Fines Herbes

Pour cette saveur fraîche, nous retrouvons de l'ail, du persil, de la ciboulette. Pour tempérer l'ail, on peut donc l'associer à un Emmental, ou encore un fromage de chèvre au goût puissant comme le Rocamadour. On peut accompagner le tout d'un Sauvignon de Touraine (vin blanc) pour ses notes fruitées, ou d'un Gamay (vin rouge), frais et léger.

Crédit photo: ©Virginie Fouquet

Crédit photo: ©Virginie Fouquet

Avec le Concassé de Poivres

Voici des suggestions pour ne pas laisser tout seul ce petit nouveau sur votre plateau de fromages : accompagnez-le d'un Brie et d'un Cantal dont la pointe salée équilibrera la puissance du poivre, avec une simple baguette. Côté vin, vous pouvez choisir, dans la famille des blancs, un Muscat d'Alsace, fruité, ou, dans la famille des rouges, un Pinot noir de Bourgogne qui comporte justement des notes poivrées. J'ai bien aimé cette nouveauté un peu "piquante" qui change un peu et que je me vois bien utiliser en cuisine, par exemple en confectionnant des chaussons pour l'apéritif. Mais j'avoue que je préfère par-dessus tout l'original!

Crédit photo: ©Virginie Fouquet

Crédit photo: ©Virginie Fouquet

Avec le Noix et Figue

Tout d'abord, je dois vous dire que ce fromage étalé sur un pain aux noix, c'est un délice ! D'ailleurs pour en être bien sûre j'en ai repris plusieurs fois (hi hi). Et bien évidemment c'est parfait également sur un pain aux figues. Vous pouvez l'accompagner d'un Ossau Iraty (miam!) et d'un chèvre cendré (Sainte-Maure de Touraine par exemple) qui aura un léger goût de noisette. Du côté des vins, vous pouvez opter pour un Vouvray demi-sec, léger, ou pour un Pinot noir (Sancerre rouge) fruité.

 

Je suis ressortie de cette dégustation convaincue que le fromage fouetté avait bel et bien sa place dans un plateau de fromage, pour le côté sérieux de la chose, mais que son plus bel endroit demeurait encore et toujours en libre-service dans le réfrigérateur en grignotage régressif sur une bonne baguette de pain.:)

Merci beaucoup à Paysan Breton pour cette délicieuse découverte !

Crédit photo: ©Virginie Fouquet

Crédit photo: ©Virginie Fouquet

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Petits Crimes Conjugaux au Théâtre Rive Gauche

15 Octobre 2016, 18:00pm

Publié par Claire

On retrouve notre cher Théâtre Rive Gauche pour une autre pièce d'Eric-Emmanuel Schmitt, dans un tout autre registre que Le Chien, qui nous fait rentrer dans les secrets et non-dits d'un couple. Gilles, auteur de romans policiers, est victime d'un accident dont on ne cerne pas tout de suite clairement l'origine. Amnésique, il revient chez lui et retrouve sa femme, Lisa, qu'il vouvoie d'abord car elle lui semble étrangère. Tout l'appartement est resté en l'état, et Gilles observe comme dans un musée les traces de son ancienne vie... enfin telle que Lisa choisit de lui présenter, car on se rend vite compte d'une certaine gêne trahissant des mensonges : un vieux fauteuil de cuir usé, des romans par centaines, des tableaux, le bureau de bois verni, et puis ces fameuses théories que Gilles avaient sur la vie. Et ces théories, assez cyniques et sombres, on les retrouve dans un des livres de Gilles, une sorte d'essai sur la vie des couples : Petits Crimes Conjugaux, un livre que déteste absolument Lisa, peut-être parce qu'il est trop le reflet de leur propre couple. Les deux personnages mentent, déconstruisent, se disputent... Fanny Cottençon et Sam Karmann montrent bien cette fragilité du couple, alternant colère, désarroi et parfois humour...
 

Petits Crimes Conjugaux au Théâtre Rive Gauche
Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

A titre personnel, bien qu'adorant lire (et surtout écouter) les textes d'Eric-Emmanuel Schmitt, je dois bien avouer que ce n'est pas mon texte préféré, car je l'ai trouvé très sombre et cynique, ne reconnaissant pas toujours l'enchantement et la positivité des nouvelles et romans de l'auteur (même s'il précise dans sa note de présentation que c'est finalement une vision positive de l'amour sur le long terme: "Il existe des milliers de pièces sur l’amour qui commence, des centaines sur l’amour qui finit, mais fort peu sur l’amour qui dure. Il semblerait que le théâtre n’accepte les amants que débutants ou retraités. Les rares exceptions n’incitent guère à l’optimisme car lorsque Feydeau, Strindberg ou Ionesco nous dessinent des conjugalités à long terme, s’il y a toujours couple, il n’y a plus d’amour. Or, par expérience personnelle, il m’est apparu que le couple stable se révèle le voyage le plus risqué, le plus dangereux qu’on puisse faire en amour. [...] La crise qui occupe la nuit de Petits Crimes Conjugaux montre le rôle bénéfique de l’échange. À travers des paroles, des ruses, voire des coups, les deux protagonistes recommencent à prendre soin d’eux. Déjà que toute chose se dégrade naturellement, quelle accélération dans la dégringolade lorsque s’y ajoute la négligence… Aussi cruelle soit-elle, ma pièce affirme un réel optimisme : l’amour peut durer. Mais pour que l’amour dure, il faut que les amants le veuillent.  [...] En achevant Petits Crimes Conjugaux, j’ai eu l’impression d’entrevoir une réponse : et si l’amour commençait une fois qu’on n’est plus amoureux ?")

En revanche, au-delà du message délivré auquel je n'ai pas entièrement adhéré, j'ai beaucoup aimé le jeu des acteurs, visiblement complices, dans un décor très travaillé, permettant littéralement de se projeter dans l'appartement de ce couple, à la manière de Gilles y redécouvrant des détails... La mise en scène est très dynamique et cela reste un plaisir de découvrir cette pièce !

Petits Crimes Conjugaux au Théâtre Rive Gauche

Petits Crimes Conjugaux, au Théâtre Rive Gauche 


Avec Fanny Cottençon et Sam Karmann
Mise en scène de Jean-Luc Moreau


Pour voir la bande-annonce, c'est ici


Depuis le 29 septembre 2016
Du mardi au samedi à 21h
Matinée le dimanche à 15h
De 27€ à 45€

Merci au Théâtre Rive Gauche pour les invitations :)

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Le Chien au Théâtre Rive Gauche: une pièce bouleversante

14 Octobre 2016, 19:32pm

Publié par Claire


Hier soir, je me suis rendue avec beaucoup de plaisir au Théâtre Rive Gauche, dans un de mes quartiers préférés à Paris... Et pour assister à une pièce d'un de mes auteurs préférés également, Eric-Emmanuel Schmitt dont j'aime toujours la justesse des mots, et ce savoureux mélange entre tristesse, mélancolie et petites pointes d'humour savamment distillées. Rappelez-vous : j'avais déjà adoré Oscar et la Dame Rose l'an dernier... Cette année, c'est à nouveau un gros coup de cœur pour Le Chien, une pièce qui s'est déjà beaucoup fait remarquer au festival Off d'Avignon cet été. 

Le Chien au Théâtre Rive Gauche: une pièce bouleversante

L'affiche m'a tout de suite intriguée, avec ce chien coloré qui vous fixe, cachant un arrière-plan beaucoup plus triste et grisé – on comprend pourquoi à la fin de la pièce. Et ce chien, on en parle beaucoup dans la pièce, car il est au centre d'un grand mystère. Pourquoi Samuel Heymann, médecin retraité, a-t-il choisi de se suicider à la mort de son dernier chien, écrasé par un camion ? Pourquoi a-t-il toujours eu des chiens de la même espèce (Beauceron), les appelant inéluctablement Argos ? Bien sûr, je ne vous en dirai pas plus... Mais je vais vous citer une phrase qui résume bien la pièce : « Si les hommes ont la naïveté de croire en Dieu, les chiens ont la naïveté de croire en l'homme. » Moi-même, n'ayant volontairement rien lu avant de venir, j'étais intriguée et j'ai vite été étonnée de la tristesse et de la gravité du sujet. J'ai tellement aimé ce texte déclamé avec beaucoup de justesse que j'ai vraiment envie de relire cette nouvelle publiée chez Albin Michel depuis le début de ce mois d'octobre.
 

Source: Le Théâtre Rive Gauche

Source: Le Théâtre Rive Gauche

Le décor est dénudé, tenant en deux caissons blancs. Mais c'est une très belle idée: on se concentre alors sur les mots, on rentre dans la confidence, dans ce fameux secret qui se révèle à travers le fantôme de Samuel Heymann (Patrice Dehent), et de son ami écrivain (Mathieu Barbier). Quand l'un parle, l'autre reste figé, une statue attentive. Comme nous, spectateurs, figés face à cette histoire déroutante et émouvante. Le binôme fonctionne parfaitement, le texte est remarquablement déclamé et articulé. Un grand moment de théâtre ! Et comme l'a si bien dit mon voisin : « Deux comédiens, un texte, ça suffit, ça fait tout. »

Source: Le Théâtre Rive Gauche

Source: Le Théâtre Rive Gauche

Source: Le Théâtre Rive Gauche

Source: Le Théâtre Rive Gauche

Le Chien, au Théâtre Rive Gauche depuis le 1er octobre 2016


Avec Mathieu Barbier et Patrice Dehent


Mise en scène de Marie-Françoise et Jean-Claude Broche


Pour voir la bande-annonce du spectacle, c'est ici , et l'interview d'Eric-Emmanuel Schmitt à propos de la pièce dans l'émission Le Grand Soir, c'est .


Le lundi à 20h, le jeudi à 19h, le vendredi à 19h, le samedi à 15h et 19h, le dimanche à 17h et 19h


Tarif unique : 19€

Merci au Théatre Rive Gauche pour les invitations :)

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Timéo, une circomédie musicale engagée

13 Octobre 2016, 19:54pm

Publié par Claire

Il y a quelques semaines, je me suis rendue au Casino de Paris pour assister à une représentation de Timéo, une "circomédie" mise en scène par Alex Goude. Oui, une "circomédie", un terme bien trouvé puisque cet littéralement au coeur d'une répétition de cirque que nous nous trouvons plongés avec cette comédie musicale, grâce à un jeu astucieux d'écrans disposés en plusieurs couches, donnant un réel effet de profondeur. Dès l'ouverture du rideau, ce dispositif est assez impressionnant; on se retrouve dans une chambre d'enfant, en relief, avant de vite retrouver l'univers coloré du cirque.

Timéo, une circomédie musicale engagée

L'histoire est malheureusement assez inédite dans le monde de la comédie musicale: le héros, un jeune enfant, Timéo, rêve de faire du cirque pour s'évader de la réalité du fauteuil roulant. Grâce à la douce et gracieuse Lilou dont il finira par tomber amoureux, il parvient à s'immiscer sous le chapiteau, mais il y a un souci: il manque Melody Swann, le clou du spectacle! Mais où est-elle passée? 

C'est autour de cette recherche que vont s'articuler les autres numéros (jonglage, BMX, trapèze, dompteur... les classiques du cirque!). Petit à petit, Timéo semble faire partie de la troupe malgré ses ennuis avec une bande d'adolescents qui le harcèlent, avant bien sûr de devenir des amis. Le voilà intégré à un numéro de trapèze, le moment le plus émouvant du spectacle car les paroles de la chanson sont pertinentes, sans tomber dans le misérabilisme.
 

Timéo, une circomédie musicale engagée

Les chanteurs se retrouvent ainsi acrobates, ce qui est assez impressionnant. Il est juste dommage que des problèmes de sons, surtout dans la première partie, ne nous permettent pas pleinement de profiter des voix - peut-être que ces soucis ont été réglés depuis. En fait la musique, sous forme de bande-son est parfois trop forte et couvre réellement les voix; il est parfois très difficile de distinguer les paroles. On entendait en revanche très bien la voix du dresseur, James Noah, qui avait assez de puissance pour y faire face (j'ai adoré sa chanson, impressionnante). Malgré cela, l'énergie et le plaisir de jouer des chanteurs, que l'on ressent bien, parviennent à faire oublier ces soucis de son et les enfants présents dans la salle étaient eux ravis, ne prêtant pas attention à ce détail.

En tout cas, les costumes sont colorés et font rêver, et grâce au décor un peu magique et aux accessoires présents sur scène, on se croirait vraiment assis dans un cirque. De très loin, mes personnages préférés sont les deux clowns, qui apportent une vraie légèreté et beaucoup de dynamisme au spectacle. Ils se démènent visiblement pour ce rôle et j'ai beaucoup ri lors de leurs interventions!

Timéo est donc un spectacle à voir en quittant son monde d'adultes, pour se laisser emporter par sa magie. C'est, je pense, un spectacle qui plaît avant tout aux enfants, à voir en famille...

Timéo, une circomédie musicale engagée

Timéo, une circomédie mise en scène par Alex Goude

Au Casino de Paris jusqu'au 08.01.2017

Merci à eux pour les invitations :)

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A Beautiful Planet à la Géode: un moment extraordinaire

12 Octobre 2016, 18:20pm

Publié par Claire

Hier soir avait lieu à la Géode la première du film A Beautiful Planet, sur le fameux écran géant utilisant la technologie Imax bien sûr. Pour l'occasion, de nombreuses personnalités étaient réunies: les spationautes français Claudie Haigneré et Jean-François Clervoy, le directeur général Imax Richard Gelfond, Bruno Maquart, président d'Universcience et Ségolène Royal. Autant vous dire que j'étais impatiente d'assister à cette soirée, car je suis une grande passionnée d'astronomie. C'est si impressionnant de se dire que l'on a face à soi des personnes  qui sont allées dans l'espace! Mais chut! Tout d'abord, la projection commence...

A Beautiful Planet à la Géode: un moment extraordinaire
A Beautiful Planet à la Géode: un moment extraordinaire

Et alors là, je dois dire que j'en ai encore des frissons. J'étais comme une enfant, totalement fascinée face à tant de beauté. Nous voilà à bord de l'ISS, la station spatiale internationale (International Space Station): en permanence, des astronautes du monde entier s'y côtoient pour y réaliser des recherches scientifiques. On assiste donc à la vie quotidienne à bord de cette station en orbite autour de la Terre (au début, j'avais le tournis!), on comprend les expériences qui sont menées et surtout, on voit des images de la Terre à couper le souffle. Le film regorge d'anecdotes: on voit comment Noël est fêté avec les moyens du bord, on assiste au premier essai d'une machine qui permet de se faire un espresso dans l'espace, on aperçoit l'équipage se couper les cheveux ou bien faire du sport  - il faut en faire 2h30 par jour, car le corps ne lutte plus contre la gravité et les muscles deviendraient trop "mous". Mais on prend peur aussi quand les astronautes réalisent des sorties dans l'espace, munis de leur scaphandre et reliés d'un simple cordon à la station. J'en avais des sueurs froides et j'en tremblais tellement les images sont réalistes.

Mais par-dessus tout, j'ai adoré les messages délivrés par ce film et par les astronautes, messages pour la paix et la protection de l'environnement. Les images de la Terre vue du haut sont magnifiques mais aussi inquiétantes, on voit ainsi la forêt amazonienne occuper de moins en moins de terrain, ou encore on aperçoit des glaciers fondre. De même, la Terre vue de nuit est fascinante, mais parfois triste: on voit très nettement se dessiner la frontière entre l'Inde et le Pakistan, ou encore, une réelle différence de luminosité entre la Corée du Nord et la Corée du Sud (au nord, on ne voit pratiquement pas de lumière). A la fin de la projection, très émue par le caractère exceptionnel des images, j'avais envie de revoir le film, tout de suite. Alors c'est certain que je vais y retourner, ce n'est pas tous les jous que l'on a vraiment l'impression de se trouver à bord d'une station spatiale!

 

Voici également l'avis de M. Claire qui m'accompagnait, lui aussi impressionné :) :

 

"Des images époustouflantes qui nous permettent, à défaut de pouvoir connaître les sensations d'un vol en apesanteur, de nous glisser au plus près de la vie de ces spationautes, et de la vue qu'offre l'ISS sur la Terre.
En découvrant ainsi notre planète depuis l'espace, comment ne pas être ému et empli d'une profonde humilité ?

J'ai admiré, et j'ai adoré !"

A Beautiful Planet à la Géode: un moment extraordinaire
Crédit photo: "A Beautiful Planet"

Crédit photo: "A Beautiful Planet"

Crédit photo: "A Beautiful Planet"

Crédit photo: "A Beautiful Planet"

Crédit photo: "A Beautiful Planet"

Crédit photo: "A Beautiful Planet"

Crédit photo: "A Beautiful Planet"

Crédit photo: "A Beautiful Planet"

Crédit photo: "A Beautiful Planet"

Crédit photo: "A Beautiful Planet"

Après la projection, un autre moment très émouvant nous attendait: Claudie Haigneré et Jean-François Clervoy répondaient à nos questions. Etant petite, je suivais leurs aventures dans l'espace à la télévision, c'est peu vous dire que j'étais impressionnée. Nous avons également eu un clin d'oeil virtuel de leur collègue et ami Thomas Pesquet, qui s'entraîne depuis 7 ans pour lui aussi rejoindre l'ISS: départ le 15 novembre!

Les deux spationautes ont été absolument passionnants, d'autant plus qu'il y avait beaucoup de questions d'enfants invités pour l'occasion. On a ainsi appris que regarder la Terre par le hublot était une émotion très intense, que la vie à bord de l'ISS était exemplaire au niveau écologique (quasiment tout est recyclé: même l'eau de l'urine!), que les profils recrutés étaient très variés. Jean-François Clervoy a été à la fois drôle et émouvant quand un enfant lui a demandé comment on se sentait dans une fusée au décollage. Eh bien il l'a pris sur ses genoux, lui a mis la tête vers le haut, a bougé et expliqué le minutage, quelle belle démonstration! Les anecdotes ont encore une fois été nombreuses, et c'est définitivement la tête dans les étoiles que l'on est repartis de cette soirée pas comme les autres...

"A Beautiful Planet", à la Géode depuis le 12 octobre 2016

Un film de Toni Myers

Bande-annonce ici

Durée: 47 minutes

Séances à 11h30, 14h30, 18h30 et 20h30

(Séance de 20h30 pendant les vacances scolaires; il y a certains lundis de fermeture, à consulter)

Plein tarif: 12€ - Tarif réduit: 9€

 

La Géode

26 avenue Corentin Cariou, 75019 Paris



Merci à la Géode pour les invitations à cette soirée extraordinaire :)

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Mariage et Châtiment au Théâtre Hébertot

9 Octobre 2016, 19:48pm

Publié par Claire

Il y a quelques jours j'ai repris avec bonheur le chemin des théâtres et l'actualité est très chargée... Commençons par une réjouissante comédie, Mariage et Châtiment, au Théâtre Hébertot que j'affectionne particulièrement car on s'y sent bien en tant que spectateur.

Mariage et Châtiment au Théâtre Hébertot

L'intrigue est assez classique, typique du théâtre de boulevard: Edouard (Daniel Russo) est contraint, dans la panique, de crier un grand, un énorme mensonge... bien évidemment, je ne vous dirai pas lequel. Plus il essaie de se rattraper ensuite, plus les mensonges se multiplient et la situation vire à la catastrophe, entre sa stagiaire (Zoé Nonn), sa femme Marianne (Delphine Rich), son meilleur ami (Laurent Gamelon) et sa fiancée (Fannie Outeiro), personnage que j'ai d'ailleurs préféré car la comédienne est hilarante dans ce rôle de présentatrice météo quelque peu écervelée, elle me faisait rire à chacune de ses apparitions! Même si bien sûr le duo formé entre Daniel Russo et Laurent Gamelon fonctionne parfaitement et que l'on sent bien que ce sont des amis aussi dans la vie.

J'ai beaucoup aimé l'évidente complicité entre les acteurs, ils ont tous un réel plaisir à jouer et cela se ressent dans le public. Le décor est également très travaillé, je l'ai trouvé impressionnant, on a réellement l'impression d'être assis dans un canapé de l'appartement d'Edouard et Marianne. La mise en scène est dynamique, pleine de trouvailles... Ce que j'ai le moins aimé est la longueur de la pièce (cela est dû à l'écriture et non à la mise en scène). L'accumulation des mensonges à la fin est moins crédible et peut-être en trop, je pense (à mon très humble avis) que la pièce aurait pu finir avant même si elle n'en reste pas moins très vivante et vaut absolument le déplacement!

 

MARIAGE & CHÂTIMENT

Depuis le 1er SEPTEMBRE 2016 au Théâtre Hébertot (78 bis boulevard des Batignolles, 75017 Paris)

SEANCES :
Soirées : du MARDI au SAMEDI à 21h
Matinées : DIMANCHE 15h

Tarifs :
1ère catégorie : 53 € 
2ème catégorie : 43 € 
3ème catégorie : 29 €
4ème catégorie : 17 €

REDUCTION POUR LES JEUNES (- 26 ans) :
- 10 € en 1ère ou 2ème catégorie le mardi, mercredi ou jeudi selon places disponibles
- Billets sans réservation à prendre 1h avant le spectacle avec présentation obligatoire du justificatif "- de 26 ans".

 

Pour voir un extrait de la pièce et vous en faire une petite idée, c'est par ici ...

 

Merci au Théâtre Hébertot pour les invitations :)

 

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