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Rencontre avec Davy Sardou, actuellement à l'affiche au Théâtre Rive Gauche pour Hôtel des Deux Mondes

5 Avril 2017, 17:33pm

Publié par Claire

Hier soir, avec d'autres blogueuses, j'ai eu la chance de rencontrer Davy Sardou actuellement à l'affiche d'Hôtel des Deux Mondes (il y joue le personnage de Julien), pièce que j'avais chroniquée ici et qui m'avait vraiment marquée. Son sujet interpelle tant, mais elle est aussi si remarquablement jouée que j'y ai repensé plusieurs jours durant!

Pour l'occasion nous avions rendez-vous au bien nommé bar L'Entracte, dans cette fameuse rue de la Gaîté où l'on trouve le Théâtre Rive Gauche mais aussi tant d'autres théâtres... Une jolie découverte que ce bar où l'on parle avant tout théâtre, à l'accueil très convivial! 

Rencontre avec Davy Sardou, actuellement à l'affiche au Théâtre Rive Gauche pour Hôtel des Deux Mondes
Rencontre avec Davy Sardou, actuellement à l'affiche au Théâtre Rive Gauche pour Hôtel des Deux Mondes

La mise en scène

Ce soir-là allait se jouer la 60ème représentation de cette pièce au Théâtre Rive Gauche, mise en scène par Anne Bourgeois. C'est la troisième fois que Davy Sardou travaille avec elle, avec plaisir car il y a un réel esprit de troupe dans le travail. Il a fallu une première lecture "à la table" de trois jours avec les comédiens, pour bien comprendre le sens de chaque réplique, en octobre. Eric-Emmanuel Schmitt, auteur de la pièce, a lui aussi été très présent dans le processus de création. D'ailleurs, les didascalies du texte sont respectées; ainsi, les anges ne parlent pas dès l'origine. Ils sont en revanche des personnages très importants, "des maîtres d'hôtel au service des clients". "Après Julien qui sort de l'ascenseur, c'est la première image du spectacle: ils donnent le code de l'irréel, du mystique, ils sont à la fois beaux et inquiétants".

Au niveau des costumes, si son personnage de Julien était facile à habiller, il y a eu un vrai travail pour habiller Laura, jouée par sa compagne Noémie Elbaz: il fallait quelque chose à la fois d'irréel et de féérique.

Le texte

Davy Sardou aime bien le terme de "comédie philosophique" qu'utilise Eric-Emmanuel Schmitt pour désigner sa propre pièce. En effet, ce n'est pas un drame car la pièce est "résolument optimiste". Des grands thèmes de la philosophie y sont revisités, on découvre des hommages à de grands philosophes comme Pascal (Julien dit ainsi à un moment: "Je fais le pari"), Spinoza, Descartes... Le texte lu à haute voix l'a tout de suite convaincu. Le rôle du théâtre est ainsi de faire vivre le répertoire des auteurs contemporains.

Représenter la philosophie au théâtre, c'est difficile et "rarement bien traité". Car ce sont "des paroles et non des actions". Il cite ainsi Le Visiteur, une autre pièce très vivante d'Eric-Emmanuel Schmitt, qui se joue aussi en huis-clos, faisant penser à Sartre bien sûr. Il y a beaucoup de retours de la part du public, car la pièce est accessible. Ce conte philosophique est divertissant mais questionne aussi. C'est "une vraie proposition", "pas un consensus pour plaire au plus grand nombre". Beaucoup de spectateurs se sentent frustrés par la fin. Mais justement, c'est ce qui fait le suspense de la pièce, et l'essentiel est que le personnage, Julien, a changé.

La réplique préférée de l'acteur est: "Rien n'est plus commun que de se croire unique.", car elle résume bien son personnage de Julien.

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Quelques anecdotes au passage...

- L'occasion de revenir un peu sur le fameux ascenseur qui marque le retour sur terre, à la vie, si la flèche va vers le bas, ou la mort si la flèche indique le haut lorsque les portes se referment. Finalement, c'est un peu moins angoissant qu'il n'y paraît, l'ascenseur est petit mais du public on a l'impression d'une grande cage grâce au jeu des miroirs.

-L'extraordinaire Jean-Paul Farré qui joue le personnage du mage Radjapour joue juste avant la pièce dans la même rue... au Théâtre de Poche - Montparnasse, dans la pièce Voltaire Rousseau. Il a quelques pas à faire, et le voilà arrivé au Théâtre Rive Gauche!

-Il y aura une tournée de cette production en France de janvier à avril 2018. Elle sera de plus jouée à Amiens du 17 au 20 mai 2017 à la Comédie de Picardie.

 

Un grand merci à Davy Sardou d'avoir répondu à nos questions avant une représentation et bien sûr, merci au Théâtre Rive Gauche! La pièce y est à l'affiche jusqu'au 13 mai 2017.

En ce moment, dans le même théâtre, vous pourrez trouver Le Bal de Némirovsky et Le Chien d'Eric-Emmanuel Schmitt.

 

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Rencontre avec Alain Rey à l'occasion de la sortie de la nouvelle édition de son Dictionnaire Historique de la Langue Française

30 Novembre 2016, 22:13pm

Publié par Claire

Il y a quelques jours, j'ai été conviée, avec d'autres blogueurs, à une rencontre avec le grand Alain Rey. Et cette rencontre avait lieu dans un très joli lieu, grâce à la complicité du Centre des Monuments Nationaux: à l'hôtel de Sully! 

Seule photo rescapée de ma panne d'ordinateur... Les autres photos de cet article m'ont été envoyées par les éditions Le Robert, merci à eux d'être venus à la rescousse.

Seule photo rescapée de ma panne d'ordinateur... Les autres photos de cet article m'ont été envoyées par les éditions Le Robert, merci à eux d'être venus à la rescousse.

Si nous étions conviés à rencontrer ce grand homme de la littérature, cet amoureux des mots (et un peu notre gardien de la langue française face aux anglicismes), c'est qu'il y avait une très belle raison: la sortie de la nouvelle édition de son Dictionnaire Historique de la Langue Française. Ce dictionnaire, je le connais depuis des années, est absolument passionnant. Il nous dévoile l'histoire des mots, et comme le dit si bien Alain Rey, se lit comme un roman ("Chaque mot raconte une histoire, souvent romanesque et pittoresque, toujours révélatrice"). Ouvrir ce dictionnaire, c'est parfois, j'en suis témoin, passer des heures à naviguer d'un mot à un autre parce que l'on est curieux de tout, ébahis de cette histoire pas comme les autres qui nous amène à avoir un autre regard sur notre langue, une véritable "visite guidée" comme le dit si bien Alain Rey ("Décrire et explorer les mots de la langue française, c'est un peu faire une visite guidée d'une ville ou d'un pays riche de son histoire, avec de grands monuments anciens, certains délaissés et déserts, d'autres fréquentés, avec aussi des bâtiments modestes mais pleins de vie, des terrains vagues, des ruines, des chantiers...").

Crédit photo: Editions Le Robert

Crédit photo: Editions Le Robert

Les nouveautés de cette édition...

Il faut savoir que la première édition, fruit d'un travail passionné de plusieurs linguistes, date de 1992; elle comportait déjà deux volumes. Il y a eu plusieurs rééditions, bien sûr, mais celle-ci comporte une nette augmentation du nombre de mots expliqués et s'est enrichie de l'apport du site Gallica (BNF), donnant un nouvel éclairage à l'histoire de notre langue.Parmi les mots nouveaux, comme nous l'explique Alain Rey ce soir-là, il y a beaucoup de régionalismes et de mots issus de la francophonie: s'épivarder, écrapoutir, ambianceur, bobettes... Côté gastronomie, on retrouvera les mots bento, gianduja (j'en ai l'eau à la bouche), matcha, boulgour, bo bun... Je suis certaine que vous êtes curieux de connaître les nouveautés côté mots familiers: on a baltringue, boloss, foutraque... Et évidemment, le dictionnaire s'adapte à l'évolution de notre société et on y trouvera hashtag, Facebook, bug, et je vous rassure, blog, blogueur, blogosphère...

Crédit photo: Editions Le Robert

Crédit photo: Editions Le Robert

Crédit photo: Editions Le Robert

Crédit photo: Editions Le Robert

Crédit photo: Editions Le Robert

Crédit photo: Editions Le Robert

Crédit photo: Editions Le Robert

Crédit photo: Editions Le Robert

... et tout ce que nous a appris Alain Rey ce soir-là

Il y avait quelque chose d'extraordinaire dans cette rencontre: cette volonté de transmettre, cette humilité malgré tout le recul et la connaissance qu'a Alain Rey de notre langue. Oui, il nous a parlé de son ouvrage, non sans émotion, mais il nous a aussi transmis tant de choses, tant de petits trésors de l'histoire des mots et un point de vue général sur l'histoire de la langue française... Difficile de tout raconter ici malgré ma dizaine de pages de notes!

Il a commencé par un large panorama de l'histoire du français, rappelant que "l'étymologie sert à établir des liens perdus dans le langage courant", car les langues ont une épaisseur. Or  aujourd'hui, rappelle-t-il, nous vivons dans un monde où l'information circule par des électrons, et nous avons à notre disposition un capital de mémoire infini: ce changement de société est comparable à l'invention de l'écriture! Cette écriture, elle a changé la langue parlée, car la langue parlée sans écriture fonctionne différemment. Le sumérien est ainsi la première langue notée massivement (bien qu'il y ait eu des tentatives pendant la Préhistoire). L'écriture apparaît pour des raisons financières: on a besoin de concepts pour compter la marchandise. Les langues s'organisent aussi autour des fonctions politiques... et du mensonge, elles peuvent servir à manipuler l'humain. Les animaux n'arrivent jamais à cette puissance d'organisation des choses par la langue.

La grammaire, elle, évolue beaucoup moins vite que les mots, elle est beaucoup plus intime. Elle est le signe de l'existence d'une communauté, d'une certaine vision du monde exaltée par la réalité politique. 

L'exemple de la Grèce au Vème siècle avant J.-C. montre la possibilité d'exploitation d'une langue qui était au début seulement un dialecte, le dialecte athénien, et qui a pris le pouvoir sur les autres, comme l'idiome de l'ïle-de-France des siècles plus tard.

Le français, lui, est une langue double (Alain Rey cite Baudelaire: "Je suis la plaie et le couteau!"). Il a subi les assauts d'une autre langue, mais pour réussir, il doit faire du mal aux langues voisines. Le gaulois, lui, a disparu car il n'était pas écrit et était au contact justement d'une langue écrite.

"Le français n'est jamais qu'un créole du latin", en ce sens qu'il emprunte des éléments à plusieurs langues et en fait une nouvelle langue. Il a conservé très peu de mots de source germanique, mais il y a quelques mots inattendus, comme le mot terroir. 

Les langues doivent toujours décrire des réalités nouvelles, intégrer des concepts nouveaux et les nommer (ainsi, le mot atome désigne à la base ce qui est insécable... ce qui n'est donc plus valable!). Alain Rey nous cite le mot computer, signifiant machine à compter si l'on cherche dans ses racines latines. Or, en français nous disons un ordinateur, une machine qui met en ordre: la conception est différente! Malheureusement, aujourd'hui, on a perdu cette aptitude des langues européennes à réagir aux influences mondiales. Le problème qui se pose aujourd'hui pour le français est d'être capable d'exprimer le monde sans perdre son esprit.

Puis pour finir, Alain Rey nous a fait voyager de mot en mot... Nous avons par exemple appris que l'étymologie du mot rose ne s'arrêtait pas au mot rosa en latin... Car les latins eux-mêmes percevaient ce mot comme venant du persan. Il nous a fait part aussi d'une étrange découverte lors de ses pérégrinations sur le site Gallica: le mot pare-brise, aujourd'hui utilisé pour les voitures, désignait avant un des ornements de la femme pour protéger leur toilette et leur maquillage du vent... Mais pour en savoir plus, il faudra ouvrir cette nouvelle édition! :)

 

 

Nouvelle édition du Dictionnaire Historique de la Langue Française, Le Robert

 

 

Depuis le 20 octobre 2016

Prix: 109€ - Coffret de 2 volumes - Disponible également sur Iphone et sur Ipad (Prix de lancement: 49.99€)

 

 

Merci beaucoup aux éditions Le Robert pour cette rencontre que je ne suis pas prête d'oublier!

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Rencontre avec Fanny Cottençon, Sam Karmann et Jean-Luc Moreau au Théâtre Rive Gauche

12 Novembre 2016, 21:29pm

Publié par Claire

Si vous prenez le métro, vous n'avez sans doute pas raté les affiches de Petit Crimes Conjugaux, que vous pouvez retrouver au Théâtre Rive Gauche depuis le 29 septembre 2016. Rappelez-vous, je suis allée voir la pièce il y a quelques semaines... Eh bien, avec quelques blogueurs, nous avons eu la chance mercredi de rencontrer Fanny Cottençon et Sam Karmann, ainsi que leur metteur en scène, Jean-Luc Moreau. Et pour l'occasion, ils se sont assis dans le décor, puisque la pièce allait être jouée juste après, toujours aussi impressionnant et minutieux. J'en ai regardé attentivement tous les détails!

Rencontre avec Fanny Cottençon, Sam Karmann et Jean-Luc Moreau au Théâtre Rive Gauche

Voici donc un petit compte-rendu de ce trio bien joyeux ce soir-là!

Le choix du rôle

Pour Fanny Cottençon, c'est d'abord le texte et son écriture qui l'ont convaincue. L'écriture est forte, exigeante, lyrique. Pour Sam Karmann, qui a pratiqué beaucoup de rôles classiques, il a retrouvé là la même exigence d'interprétation, imposant d'être rigoureux et souple. 

La mise en scène

Jean-Luc Moreau nous explique que la mise en scène de cette pièce est très difficile, puisque les styles d'écriture sont très variés, "comme une boîte qu'on ouvrirait avec plein de choses à l'intérieur." "Schmitt est fondamentalement un intellectuel, docteur en philosophie. Sa pièce met en scène les sentiments, manipule les concepts, jongle avec eux." Elle est "redoutablement intelligente". Le travail de mise en scène, c'est en quelque sorte retirer un peu de cette intelligence, de ce raisonnement intellectuel car le théâtre doit être le lieu de la sensation, de ce qui se passe entre le public et les acteurs, et entre les acteurs eux-mêmes. La mise en scène s'est alors attachée à trouver une symbolique dans le mouvement pour montrer "ce qu'émotionnellement on veut libérer", et à raconter au public "une histoire au plus près du texte et de la nature des acteurs".

Rencontre avec Fanny Cottençon, Sam Karmann et Jean-Luc Moreau au Théâtre Rive Gauche

Le texte

Sam Karmann nous précise que le texte propose "une vision terrible du couple": dans la pièce, il a "deux cerveaux, le moderne et l'archaïque". Il raconte son bonheur de jouer ce texte, même s'il n'est pas d'accord avec ce que Gilles, le personnage qu'il incarne, a écrit dans son livre Petits Crimes conjugaux à propos du couple qui serait "un long chemin vers la mort." Il faut jouer la pièce "avec une totale émotion, à vif." Pour Fanny Cottençon, le texte est "très littéraire, il est à vivre de l'intérieur."

Le décor

Sam Karmann aime beaucoup ce décor, son côté anglo-saxon qui "marche avec le polar." 

Et malheureusement, c'était déjà la fin de la rencontre puisque la pièce allait être donnée une heure après...



Toutes les informations pratiques se trouvent sur le site du Théâtre Rive Gauche.

 

Petits Crimes Conjugaux, au Théâtre Rive Gauche 


Avec Fanny Cottençon et Sam Karmann
Mise en scène de Jean-Luc Moreau


Pour voir la bande-annonce, c'est ici


Depuis le 29 septembre 2016
Du mardi au samedi à 21h
Matinée le dimanche à 15h
De 27€ à 45€

Merci  à l'équipe du Théâtre Rive Gauche pour l'invitation. :)

 

 

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Mon essai de Pegast: adieu aux sandwichs tristes du midi!

2 Novembre 2015, 16:41pm

Publié par Claire

Mercredi dernier, j'ai eu la chance de tester le concept de Pegast, une chaîne pas comme les autres qui veut révolutionner les déjeuners sur le pouce, loin des produits surgelés et autres sandwichs qui finissent par devenir tristes par leur banalité. Et pour mieux vous en parler, j'ai pu rencontrer son directeur absolument passionné, Damien Harnist... tout en dégustant bien sûr les produits pour pouvoir mieux vous en parler.

Mon essai de Pegast: adieu aux sandwichs tristes du midi!
Mon essai de Pegast: adieu aux sandwichs tristes du midi!

Voici le concept de PeGast: proposer des produits de très bonne qualité, frais et entièrement préparés le matin même dans chaque restaurant, tout en étant rapide et en restant dans une gamme de prix tout à fait abordable (compter dans les 8 ou 9€ pour un menu plat-boisson-dessert). En fait, c'est un joli défi: allier restauration rapide et qualité! Et ce concept plaît puisque de nouveaux points de vente viennent encore d'ouvrir... Et cela m'a beaucoup plu et étonnée, c'est pourquoi j'ai décidé de vous en dire plus...

Pour parler de l'histoire de Pegast, nous avions rendez-vous au PeGast Poissonnière le bien nommé puisqu'il est situé au 78 rue du Faubourg Poissonnière, à deux pas du métro, dans un quartier où il y a pourtant de nombreuses brasseries et de nombreux points de restauration rapide. Mais j'ai vite découvert en rentrant qu'on était dans un lieu original et... gourmand.

 

Mon essai de Pegast: adieu aux sandwichs tristes du midi!
Damien Harnist, président de la chaîne, est venu en personne me présenter avec passion cette enseigne de restauration rapide haut de gamme. Il est en train de déguster un "Cuisignon" à la blanquette.

Damien Harnist, président de la chaîne, est venu en personne me présenter avec passion cette enseigne de restauration rapide haut de gamme. Il est en train de déguster un "Cuisignon" à la blanquette.

Cette chaîne est avant tout une histoire de famille: elle a été fondée en 2010 par Jean-Philippe Peillon (qui travaillait à la Tour d'Argent!) et son frère Gilles Peillon; ils sont les petits-fils de Gaston Peillon (et là vous comprenez mieux le nom de l'enseigne...), un passionné de cuisine qui est parti aux Etats-Unis promouvoir la gastronomie française et a eu l'idée un jour de glisser un pot-au-feu dans un sandwich pour son chef pressé de partir...

 

Et c'est justement devenu un des plats phares de PeGast: le Cuisignon est un pain toasté fabriqué spécialement par la boulangerie Julien (à Paris). Il contient... un plat, qui, vu la forme du pain, reste bien en place. Un peu le principe du panini, mais juste le principe, car c'est beaucoup moins gras. J'ai testé et ai trouvé cela bien plus léger: on se rassasie mais sans avoir du mal à finir, et on n'a pas de coup de barre l'après-midi! Vous pouvez donc le manger sur place mais aussi tout à fait l'emporter sans risque... Ingénieux, n'est-ce pas? Et comme chaque plat présenté chez PeGast, il est fait maison: comme le dit Damien Harnist, le but est de "dupliquer l'artisanal" dans chaque point de vente (les vendeurs sont aussi ceux qui ont fait la cuisine le matin... C'est quand même mieux pour vous guider dans votre choix!).

Mon essai de Pegast: adieu aux sandwichs tristes du midi!
Mon essai de Pegast: adieu aux sandwichs tristes du midi!

S'il y a déjà beaucoup de choix dans les Cuisignons (comme Le Brie: Boeuf haché, Brie, pousses d'épinard que je testerai sans doute une prochaine fois), il y a un multitudes d'autres plats salés pour ne pas se lasser: des quiches, des soupes, des salades bien garnies... toujours avec la touche d'un grand chef.  Certaines recettes restent toute l'année, bien sûr, mais il y a aussi beaucoup de nouveautés selon les saisons... vous pouvez ainsi en ce moment goûter le Cuisignon au Boeuf bourguignon! (Oh oh, je veux bien me porter volontaire...)

Mon essai de Pegast: adieu aux sandwichs tristes du midi!
Mon essai de Pegast: adieu aux sandwichs tristes du midi!

Et bien sûr, les desserts ne sont pas en reste. Bon, pour tout vous avouer, la tarte au chocolat me faisait de l'oeil (si si, je vous assure!) mais suite à ma visite la veille au Salon du Chocolat j'ai voulu changer un peu de saveur et ai opté pour un crumble au citron, très goûteux au passage.

Mon essai de Pegast: adieu aux sandwichs tristes du midi!
Mon essai de Pegast: adieu aux sandwichs tristes du midi!
Mon essai de Pegast: adieu aux sandwichs tristes du midi!
Mon essai de Pegast: adieu aux sandwichs tristes du midi!
Mon essai de Pegast: adieu aux sandwichs tristes du midi!

Vous l'avez compris, je repars totalement convaincue de ma visite chez PeGast et ai été ravie d'avoir pu discuter avec un vrai passionné qui a envie que cette chaîne se développe et réussise. C'est vraiment ce que je leur souhaite (d'ailleurs, ils se développent de plus en plus: 5 nouvelles enseignes viennent d'ouvrir, soit 27 au total à l'heure où j'écris l'article!), car allier gourmandise, rapidité, prix abordable et diététique, il faut le faire! Oui, car je n'ai pas tellement parlé de diététique, mais on peut vraiment y manger équilibré...

Voici donc une chaîne de restaurants donc je vais devenir une cliente fidèle assurément! :)

 

Retrouvez ici les points de vente à Paris, et ceux situés en province.

 

Les nouvelles enseignes :

Paris et région parisienne : 

·       3, rue du Commandant Rivière

·       201 rue du Faubourg Saint Honoré

·       130 rue Charles de Gaulle à Neuilly

 

Strasbourg: 102 Grand’rue

 

Lille: 51 rue de l‘hôpital militaire

 

Merci à Damien Harnist d'avoir pris le temps de répondre à mes questions.
Dégustation offerte par PeGast.

 

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Rencontre avec Corinne Benizio (Shirley) au Théâtre de l'Atelier

29 Octobre 2015, 20:27pm

Publié par Claire

Lundi, avec quelques blogueuses, j'ai eu la chance de rencontrer Corinne Benizio que vous connaissez sans doute mieux sous le pseudonyme de Shirley... mais pour la suite, on va l'appeler Corinne, vous allez comprendre pourquoi. :) Nous avions donc rendez-vous dans notre cher Théâtre de l'Atelier qui accueille donc le spectacle "Dino fait son crooner, Shirley fait sa crâneuse" (pour revoir mon compte-rendu, c'est ici).

Arrivée en avance, j'en ai profité pour prendre en photo le théâtre dont je vous parle tant sur le blog... Un de mes endroits préférés à Paris, même si la station de métro Anvers est souvent bondée! :)

Rencontre avec Corinne Benizio (Shirley) au Théâtre de l'Atelier
Rencontre avec Corinne Benizio (Shirley) au Théâtre de l'Atelier
Rencontre avec Corinne Benizio (Shirley) au Théâtre de l'Atelier

Nous avions rendez-vous peu de temps avant la représentation du soir, ce qui explique l'absence de Gilles / Dino qui avait eu une longue journée de répétition pour un autre projet et devait se reposer (et découper des oignons pour la sauce tomate cuisinée sur scène...). Mais justement, c'était très intéressant de s'entretenir juste avec Corinne Benizio, car cela permet de mieux comprendre la genèse du spectacle, et de poser plein de questions sur l'enfance de son mari en Italie... Car Gilles et Corinne Benizio sont vraiment complices, cela se sent sur scène et c'est avant tout une belle histoire d'amour.

Pour rappel, ce spectacle mêle musique et comédie. Corinne Benizio y intervient de temps en temps, mais comme elle nous l'explique, au départ, seul son mari Gilles devait faire un spectacle de musiques populaires italiennes: "c'est son spectacle, son histoire, son Italie" (car oui, tout ce qui est raconté fait certes rire, mais est surtout vrai!). Pour la petite histoire, il a toujours pensé qu'il chantait faux, et il a fallu qu'elle insiste: en effet, il est vraiment doué et sa voix porte bien! C'est sa participation au Soldat Rose qui a permis de découvrir cette jolie voix cachée... Mais elle a pris petit à petit sa place dans le spectacle, au fil des représentations, car elle-même trouve que parfois, quand on va à un concert, un simple enchaînement de chansons peut provoquer l'ennui. Elle est là pour divertir, mais attention... elle quitte là son personnage de Shirley, car comme elle nous l'explique avec un grand sourire, il ne faut pas se lasser et puis surtout, Shirley est une jeune fille toute naïve qu'elle joue depuis qu'elle a 25 ans (elle en a 53 aujourd'hui)... Il faut savoir s'arrêter! D'ailleurs, c'est fini de se présenter comme une cousine: c'est la fiancée de Gilles, sur scène comme dans la vie! Elle est aussi pétillante que dans son spectacle et nous raconte non sans faire rire ses visites à sa belle-famille italienne, où la cuisson des pâtes et la préparation de la fameuse sauce sont vraiment une histoire familiale, répétée chaque dimanche, non sans mauvaise foi (forcément, les meilleures tomates, la meilleure huile d'olive, les meilleurs pâtes... viennent des Pouilles).

 

Rencontre avec Corinne Benizio (Shirley) au Théâtre de l'Atelier
Rencontre avec Corinne Benizio (Shirley) au Théâtre de l'Atelier

Revenons ensuite à Corinne Benizio: elle adore le théâtre de l'Atelier, à taille humaine, qui permet de toucher chaque spectateur. Elle explique qu'elle aussi a un bonheur certain de chanter, et depuis toujours (elle chante ainsi "A la porte du garage" de Charles Trénet à la fin du spectacle). Elle aimerait beaucoup jouer un rôle dramatique... Peut-être un nouveau projet, un jour? En tout cas, j'ai été touchée par sa sincérité, sa joie de vivre et son humilité! 

 

Merci au Théâtre de l'Atelier pour cette jolie rencontre...

 


Rappel: DINO FAIT SON CROONER, SHIRLEY FAIT SA CRÂNEUSE

Les dimanches à 18h00
Les Lundis à 20h00

Au Théâtre de l'Atelier jusqu'au 25 avril 2016

 

 

 

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Gustave au Théâtre de l'Atelier avec Jacques Weber: un magnifique moment

21 Juin 2015, 17:43pm

Publié par Claire

En ce moment, et ce tout l'été, si vous êtes de passage par Paris, je vous recommande très chaudement d'aller voir Gustave au Théâtre de l'Atelier avec l'immense Jacques Weber: un véritable bonheur, une fête des mots qui claquent et qui sonnent, venant vous bouleverser, vous faire réfléchir mais aussi, parfois, rire.

Gustave au Théâtre de l'Atelier avec Jacques Weber: un magnifique moment
Crédit photo: Kim Weber.

Crédit photo: Kim Weber.

Cette pièce, écrite par Arnaud Bédouet, est une libre adaptation de la correspondance de Flaubert. Elle débute avec une lettre de rupture de Louise Colet, sa maîtresse, que Flaubert lit à voix haute une nuit d'orage, une nuit d'une colère qui n'en finit plus de gronder, dehors comme sur scène.

Jacques Weber incarne littéralement Gustave Flaubert, homme agité, toujours prêt à exploser, un ouragan à côté de son domestique, Eugène, joué par Philippe Dupont, homme fermé qui ne dit qu'un seul mot de la pièce et n'en fait que plus ressortir la verve de Gustave. C'est donc un véritable monologue auquel nous assistons. Un vrai plaisir pour les amoureux de littérature, mais aussi ceux qui sont curieux de connaître un homme tantôt enjoué, drôle, machiste, grivois, mais aussi anarchiste, en colère contre la société et contre les écrivains romantiques (Lamartine et Musset sont ainsi rudement moqués!). Ce n'est pas tout à fait le Flaubert romancier que nous trouvons là, non, c'est un Flaubert qui s'étale et que l'on voit là, sous nos yeux, tant Jacques Weber le joue à la perfection.


Ce spectacle est une vraie performance. Il n'y a pas de véritable décor, c'est la scène du Théâtre de l'Atelier en brut, accessoirisée, dans un décor qui m'a fortement fait penser à La Bohème. Peu importe le décor, c'est sur les mots, sur des phrases qui sont parfois des maximes que l'on se focalise. Jacques Weber semble très à l'aise dans ce rôle et prend un plaisir certain à déclamer cette correspondance, et nous aussi, dans le public, nous nous délections de ces jolis mots. Et en sortant, très rapidement, j'ai commandé une édition de lettres choisies. Sortir d'un spectacle en ayant envie de lire, c'est que c'est une réussite, non?


Mais ma joie ne s'arrêtait pas là: vendredi soir, en compagnie d'autres blogueurs, j'ai eu la chance de rencontrer Jacques Weber qui nous a reçus dans la salle même où se joue la pièce... et il était donc assis dans le décor! J'étais très impressionnée face à cet immense comédien.

Gustave au Théâtre de l'Atelier avec Jacques Weber: un magnifique moment

Pendant une heure trente, nous avons ainsi pu questionner Jacques Weber, même si très spontanément, très à l'aise, il nous a déjà dévoilé beaucoup sur les coulisses de cette pièce et sur son métier de comédien. Nous avons découvert un très grand connaisseur de Flaubert, le citant sans cesse, mais aussi de la littérature en général.

Il nous présente ainsi la pièce comme une nuit d'enfer, où tous les malheurs se confondent. Gustave est alors un homme malheureux, qui doute, commençant le spectacle par un brutal "Est-ce que j'ai grossi?": il enrage, souffre d' "une grande insomnie douloureuse, métaphysique, critique": "il a du génie dans son exubérance".

Mais ne dites pas à Jacques Weber "Mon dieu comme c'est actuel". Il est comme Flaubert et son Dictionnaire des idées reçues, il n'aime pas les clichés.
"Tous les grands auteurs sont tellement précis sur leur époque qu'il y a des ricochets, des cailloux, qui viennent vous toucher."

Il n'en est pas moins touchant lorsqu'il nous dit: "Je l'aime ce spectacle." Il aime cette scène nue, et nous aussi, on l'aime l'y voir si à l'aise. Et il aime le théâtre, cela s'entend, il nous en parle avec verve et passion, se plaignant en ce moment d'une rupture d'équilibre dans la programmation des salles: "l'humour est remplacé par le ricanement à haute dose". "Il y avait avant quelque chose de très éclectique, un dialogue permanent." Le théâtre est un "lieu d'exigence, on n'est pas assis dans son fauteuil pour zapper". Il se plaint ainsi d'une perte de vitalité: "il faut que la surprise, la joie reviennent". Etre comédien, c'est d'abord un métier, une mise à distance, et beaucoup de personnes (les "gens de la télévision" sont clairement visés) se bercent d'illusions en se croyant comédiens. Le message est clair: spectateurs, ne cédons pas à la facilité, soyons exigeants avec nous-mêmes, allons voir des pièces pas seulement pour "ricaner"!

Il nous précise enfin l'historique de cette pièce, donnée en 2008 sous un autre titre: "Sacré nom de Dieu", déjà avec lui, dans une mise en scène de Loïc Corbery. Elle avait déjà été donnée en décembre 2014 au Théâtre de l'Atelier. C'est sa femme, Christine Weber, qui la met en scène, ce qui est très pratique pour un couple qui a "peur du bruit des fourchettes" le soir, quand on a rien à se raconter car nos journées sont trop différentes. Il nous parle aussi de ses représentations en prison, qui l'ont amené à supprimer le geste de casser une bouteille dans la pièce, qui faisait sortir de la poétique du théâtre, trop violent, trop réel peut-être. Il nous parle enfin de ses projets, de son souhait de jouer, encore, du Molière, mais pas dans ses rôles habituels. 

Et moi, mon projet, c'est d'y retourner, vite, pour écouter à nouveau ce monologue intime mais saisissant, proclamé par celui qui est décidément un grand acteur.

 

 

Gustave de Arnaud Bédouet, librement inspiré de la correspondance de Gustave Flaubert, Avec Jacques Weber et Philippe Dupont, mise en scène de Christine Weber

Du mardi au samedi à 21h

Le dimanche à 15h30

Tarif unique / placement libre: 34.10€

Places Jeunes (-26 ans): 10€

Au Théâtre de l'Atelier, Place Charles Dullin, Paris 18ème, jusqu'au 15 Août 2015.

 

Billets offerts par le Théâtre
 

 

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Ancien malade des hôpitaux de Paris au théâtre de l'Atelier : une pièce singulière, drôle et enthousiasmante

11 Avril 2015, 21:39pm

Publié par Claire

Hier, avec plusieurs blogueurs passionnés de théâtre, nous avons eu l'immense chance de rencontrer Daniel Pennac et Olivier Saladin dans une salle de répétition du Théâtre de l'Atelier, dans le cadre de la mise en scène, par Benjamin Guillard, d'une nouvelle drôle et étonnante de Daniel Pennac : "Ancien malade des hôpitaux de Paris".

L'histoire, en elle-même, est totalement insolite : le docteur Galvan, jeune interne en médecine et ayant pour principal objectif dans la vie d'avoir une très belle carte de visite – vitrine, digne héritier d'une famille de médecins « depuis Molière », se retrouve confronté, lors de sa nuit de garde qui n'en finit plus, à un malade aux symptômes bien mystérieux... Les spécialistes de tous les domaines vont se pencher aussi sur ce cas qui donne du fil à retordre. Autant de personnages interprétés brillamment par Olivier Saladin dans ce que Daniel Pennac a surnommé un « monologue gesticulatoire ». Et comme c'est une nouvelle, à la base, forcément, il y a une chute. Pour le coup totalement inattendue mais... chut !

 

Ancien malade des hôpitaux de Paris au théâtre de l'Atelier : une pièce singulière, drôle et enthousiasmante
Ancien malade des hôpitaux de Paris au théâtre de l'Atelier : une pièce singulière, drôle et enthousiasmante

Avant de voir la pièce, j'ai donc assisté à cette rencontre fabuleuse, le sourire aux lèvres. Parce que voir Daniel Pennac, ça fait quand même très plaisir quand on a dévoré ses livres dans sa jeunesse (bon, et encore aujourd'hui à vrai dire). Quelque chose m'a de suite frappée : c'est resté littéralement un vrai enfant. Très touchant. Et très complice avec Olivier Saladin, on sent que ce sont de vrais amis qui se sont connus grâce à François Morel. Et comme un vrai enfant, il interroge le monde autour de lui. Eh oui, c'était assez amusant et émouvant, démontrant une certaine générosité : c'est d'abord nous que Daniel Pennac a interviewés, pour comprendre notre rôle de blogueurs... Et puis, bien sûr, nous avons parlé de la pièce, à l'origine une nouvelle. La seule commande que Daniel Pennac ait acceptée pendant sa carrière d'écrivain , pour le bicentenaire de l'Internat de Paris.

 

Ancien malade des hôpitaux de Paris au théâtre de l'Atelier : une pièce singulière, drôle et enthousiasmante

Même sans écrire, l'écrivain livre de très jolies phrases, de belles pensées, comme autour des cartes de visite, thème central de la pièce : « Il y a un lyrisme des cartes de visite médicales », « elles doivent rester petites, c'est un travail intéressant. » Il nous fait alors passer sa carte de visite créée pour l'occasion, qui ne comporte qu'un laconique « Ma carte de visite » qui prend tout son sens quand on a vu la pièce. Olivier Saladin nous sort alors de son portefeuille les cartes de visite laissées par des médecins ayant assisté à la représentation. Un autre élément clé de la pièce, selon son créateur, c'est aussi cette « frénésie de se raconter », de se confier à quelqu'un. D'ailleurs, lui-même nous raconte beaucoup d'anecdotes : le voilà qu'il imite l'accent plat du vénitien, ou encore son passé de pensionnaire (huit années) qui a déclenché chez lui l'envie d'écrire. Eh oui, il n'avait pas le droit de lire pendant l'étude, sous peine de se faire confisquer son livre, donc le soir, à la lumière de la lampe de poche, il lisait quelques pages de Dumas, écrivait la suite la journée puis comparait le soir avec le récit original... Il nous raconte les « livres planqués dans le bahut », les rédactions échangées contre des devoirs de mathématiques... Et nous voilà plongés, un instant, dans son enfance qu'on imagine en fait fantastique.

Olivier Saladin, très complice avec son ami, intervient également et nous donne des précisions sur les conditions de mise en scène. Ce rôle est forcément physique au vu de la multitude de personnages à interpréter . On découvre un homme humble (et pourtant impressionnant), absolument passionné par son métier, découvert au hasard d'une annonce dans la presse pour recruter des comédiens.

Ancien malade des hôpitaux de Paris au théâtre de l'Atelier : une pièce singulière, drôle et enthousiasmante
Ancien malade des hôpitaux de Paris au théâtre de l'Atelier : une pièce singulière, drôle et enthousiasmante

Le soir-même, j'ai donc assisté à la pièce, j'étais pressée et enthousiaste après cette si jolie rencontre. J'en ai beaucoup apprécié la mise en scène, et comme beaucoup de spectateurs je pense, j'ai été impressionnée par Olivier Saladin, si à l'aise dans cette multitude de personnages, provoquant sans cesse le rire, et rendant bien hommage au texte et à ses jolies perles comme « Elles ont la serpillière approximative sur le lino de la vie ». Et bizarrement, je trouve même qu'il excelle dans l'imitation des femmes (ah, cette manière de répondre « Du tout du tout » en faisant tourner une mèche de cheveux, c'était tellement amusant!). C'est une véritable performance que je vous invite à découvrir au Théâtre de l'Atelier. Profitez-en pour faire un tour dans ce si beau quartier ! 

 

 

Edit du 22 février 2016:

Bonne nouvelle, la pièce est rejouée au Théâtre de l'Atelier!

 

DU 23 FÉVRIER AU 20 MARS 2016 à 21h

Représentations du mardi au samedi à 21h

Matinée le dimanche à 15h

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