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Soirée à l'Alhambra au profit de la Fédération des Aveugles de France

28 Mai 2017, 07:00am

Publié par Claire

Il est rare ici que je vous parle d'un spectacle que je n'ai pas encore vu... Mais voilà, j'ai eu un coup de coeur pour une jolie soirée qui se déroulera ce mercredi 31 mai à l'Alhambra au profit de la Fédération des Aveugles de France. Alors je m'excuse d'avance, je vais devoir reprendre de larges mots du communiqué de presse, forcément, pour vous présenter cette soirée, mais j'espère que cela vous donnera envie d'y aller! 

Soirée à l'Alhambra au profit de la Fédération des Aveugles de France

 

Le « Benjamin Show » est une soirée caritative présentée et animée par Benjamin Zeitoun (alias "l'opticien des stars", directeur de Cercle Optique), au profit de la Fédération des Aveugles de France, qui offrira au public un plateau d’artistes mobilisés pour cette cause.

 

Après les deux premiers succès qui ont fait salle comble, au théâtre de l’Archipel (Paris), puis au théâtre du Trévise (Paris) le « Benjamin show » vous donne rendez-vous au théâtre Music-hall de l’Alhambra (21, rue de Yves Toudic, 75010 Paris).

 

Cette soirée caritative s’engage à sensibiliser le public et à récolter des fonds au profit de la Fédération des Aveugles de France.

 

L’année précédente, un chèque de 7 000€ a été remis au président de cette association Mr Vincent Michel.

 

L’année 2017 est une grande année pour la Fédération des Aveugles de France qui fête son centenaire. Créée en 1917, elle œuvre depuis 100 ans pour l’amélioration des conditions de vie des personnes déficientes visuelles. Cette association, pourtant reconnue d’utilité publique, ne perçoit aucune subvention de l’état et ne vit que grâce à la générosité de ses donateurs et à la solidarité de ses partenaires.

 

Le lundi 31 mai prochain à 20h, le « Benjamin Show » recevra des chanteurs et des humoristes sur les planches de l’Alhambra, et réservera de nombreuses surprises aux spectateurs. Tous les fonds récoltés lors de cet événement seront intégralement reversés à la Fédération des Aveugles de France.

 

C’est une belle soirée en perspective qui s’annonce sur le thème du rire, de l’émotion et du partage.

 

 

 

 

Réservation des places au tarif de 30€ : catherine@cercleoptique / contact@alhambra-paris.com

 

 

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Un petit jeu sans conséquence à la Comédie de Paris

27 Mai 2017, 19:59pm

Publié par Claire

Première découverte pour ma part, il y a quelques jours, de la Comédie de Paris... Et quelle découverte! Je suis revenue ravie de la comédie Un petit jeu sans conséquence de Jean Dell et Gérald Sibleyras qui y est jouée depuis le 17 mai, une pièce qui a connu un réel succès il y a quelques années. Une salle à taille humaine et qui permet de s'immiscer vraiment dans le décor de pique-nique estival...

Un petit jeu sans conséquence à la Comédie de Paris

L'intrigue est assez simple: Claire et Bruno forment un couple idéal, admiré de tous, tellement que Patrick, un cousin absolument immature, le compare à un couple qui pourrait faire la publicité pour une marque de biscottes, ce qui ne manque pas de vexer Claire. Celle-ci, sans trop réfléchir, lui rétorque qu'ils sont en pleine séparation et décide, par jeu, d'annoncer la séparation du couple à tout le monde. Ce qui permet de dévoiler les vraies pensées de leur entourage... mais n'est également pas sans conséquence! L'occasion de découvrir le personnage d'Axelle, la "bonne copine"... enfin si on peut dire, ou bien Serge, qui... Enfin non, je n'ai pas envie de tout vous raconter...

Crédit photo: Steve Bouteiller

Crédit photo: Steve Bouteiller

Crédit photo: Steve Bouteiller

Crédit photo: Steve Bouteiller

Crédit photo: Steve Bouteiller

Crédit photo: Steve Bouteiller

Si le texte est parfois à mon goût un peu trop simple  (je dis bien à mon goût!), il n'empêche qu'il provoque souvent le rire, car les comédiens s'en donnent à coeur joie dans cette mise en scène très réussie d'Eric Laugerias. Il y a peu de décor, ce qui permet de se concentrer sur le jeu des personnages et de s'en régaler! Une mention spéciale pour Michel Baladi que j'ai absolument adoré dans le rôle drôle mais aussi finalement touchant de Serge. Ce n'est pas si facile de jouer l'"idiot", affublé d'une salopette fleurie et d'un tee-shirt Nirvana, celui qui vous poursuivra partout pour lancer une partie de frisbee, un des moments les plus drôles de la pièce. J'ai beaucoup aimé aussi le personnage d'Axelle, joué par Nathalie Tregouët, car il a beaucoup de facettes et que l'actrice joue le jeu de ce mystère mais... je ne peux rien vous dévoiler!

 

Un petit jeu sans conséquence, à la Comédie de Paris depuis le 17 mai 2017

42 rue Pierre Fontaine 75009 Paris

Informations et réservation ici

Ce jour-là j'ai vu (la distribution peut différer, voir informations sur le site):

Nathalie Tregouët dans le rôle d'Axelle
Ségolène Prunier dans le rôle de Claire
Alain Cerrer dans le rôle de Bruno
Michel Baladi dans le rôle de Patrick
Fabrice Pannetier dans le rôle de Serge
 

Merci beaucoup au théâtre pour les invitations :)

 

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Picasso Primitif, une exposition à ne pas rater au Musée du Quai Branly

21 Mai 2017, 20:28pm

Publié par Claire

Il y a quelques semaines, je suis retournée avec bonheur au Musée du Quai Branly, pas pour un concert cette fois-ci mais pour visiter l'exposition Picasso Primitif en compagnie d'Yves Le Fur, Commissaire de l'exposition mais aussi Directeur du patrimoine et des collections du musée du Quai Branly - Jacques Chirac. Pour des raisons de droit, je ne peux vous faire partager des photos alors je vais me contenter de vous montrer l'affiche (très réussie!) de l'exposition. Vous pouvez également en visionner la bande-annonce ici.

Picasso Primitif, une exposition à ne pas rater au Musée du Quai Branly

Comme l'explique Yves Le Fur, l'exposition n'a pas vocation à montrer "d'hypothétiques preuves d'inspirations [...] en l'absence de déclaration formelle de l'artiste", mais s'attache à révéler "la relation entre Picasso et les Arts d'Afrique, d'Océanie, des Amériques mais aussi d'Asie." Il s'agit donc de recréer un "environnement créatif" de l'artiste, par une approche chronologique puis thématique: l'occasion de découvrir un véritable collectionneur.

La première partie de l'exposition, chronologique, permet de retracer la passion de Picasso pour les arts "primitifs" (1900-1973): ses collections, ses rencontres (dont la découverte primordiale d'un masque chez Derain en 1906), sa visite du Musée du Trocadéro, futur Musée de l'Homme, en 1907... De quoi avoir l'impression de partager son univers, de s'y projeter. Et effectivement, de comprendre que cette collection, au-delà de l'inspiration, constitue un univers quotidien pour Picasso.

La seconde partie est elle thématique et permet d'établir un parallèle entre les oeuvres de l'artiste et d'autres oeuvres de l'art non-occidental. Elle est divisée en trois thèmes: Archétypes, Métamorphoses et Le Ça (terme freudien: énergie psychique inconsciente ayant son origine dans la pulsion de vie, la libido, et la pulsion de mort). Les oeuvres de Picasso côtoient ainsi des sculptures, des totems, des masques (...) dont certains ont été offerts par des amis : Derain, Matisse, Apollinaire... Cette exposition est ainsi construite comme un véritable dialogue passionnant! Et il est très amusant de retrouver les détails des statues et masques dans les tableaux.

Picasso Primitif, depuis le 28 mars 2017 au Musée du Quai Branly et jusqu'au 23 juillet 2017

Fermeture le lundi

Le mardi, le mercredi, le dimanche: 11h - 19h

Le jeudi, le vendredi, le samedi: 11h - 21h

Tarifs:

Plein tarif: 10€, Tarif réduit: 7€

Billet jumelé (exposition + collections): 11€, tarif réduit 9€

Gratuit pour les moins de 18 ans et les étudiants de l'Union européenne jusqu'à 25 ans

 

Un grand merci au Musée du Quai Branly pour cette passionnante visite :)

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Voltaire Rousseau au Théâtre de Poche-Montparnasse: une reprise qui vaut vraiment le détour!

1 Mai 2017, 20:14pm

Publié par Claire

Il y a quelques jours, je me suis rendue pour la première fois au Théâtre de Poche-Montparnasse, dans l'un de mes quartiers préférés de Paris car il regorge de salles de spectacle et est toujours plein de vie. Et j'ai eu un véritable coup de coeur pour ce lieu très convivial et accueillant où l'on peut, avant le spectacle, boire un verre ou déguster des petits plats... et coup de chance dans mon cas, même rencontrer les comédiens avant leur spectacle! Mais ce coup de coeur a continué pendant la représentation de Voltaire Rousseau, une pièce écrite par Jean-François Prévand et reprise de nombreuses fois depuis sa création en 1991 car son succès de ne se dément pas.

Voltaire Rousseau au Théâtre de Poche-Montparnasse: une reprise qui vaut vraiment le détour!

Le point de départ de cette pièce? Rousseau, souffrant, rend visite à Voltaire dans sa demeure de Ferney, à côté de Genève: il veut savoir s'il est l'auteur du pamphlet anonyme l'accusant d'avoir abandonné ses cinq enfants. Ce point de départ présenté comme une enquête va progressivement permettre un véritable affront d'arguments des philosophes, tirés de leurs écrits: deux grands personnages aux pensées diamétralement opposées.

Crédit photo: Brigitte Enguerand

Crédit photo: Brigitte Enguerand

On assiste alors, petit à petit, à une véritable joute verbale, entre colère, émotion et parfois même rire. Une confrontation qui tourne parfois presque à la folie, dans un décor très simple permettant de se concentrer sur les mots, grâce à la mise en scène de Jean-François Prévand et Jean-Luc Moreau. C'était un vrai plaisir pour moi de retrouver Jean-Luc Moreau et Jean-Paul Farré, tous les deux également à l'affiche de L'Hôtel des Deux Mondes (que j'avais chroniqué ici), mais cette fois-ci dans des personnages tout à fait différents. 

Crédit photo: Brigitte Enguerand

Crédit photo: Brigitte Enguerand

La mise en scène permet de souligner qu'au-delà de la manière de penser, la manière d'être, de vivre tout simplement de Voltaire et Rousseau semble différente. Voltaire semble assez cynique, calme, le sourire aux lèvres - Jean-Paul Farré ayant toujours un visage très expressif - alors que Voltaire semble tantôt agité, colérique, voire même antipathique, tantôt fragilisé par la maladie. Comme si les corps reflétaient des conceptions opposées de la vie de tous les points de vue: la place de la religion, le rôle de la nature, le progrès, le théâtre, la musique... Tout est l'occasion d'un affront, de mots qui s'entrechoquent pour le plaisir du spectateur, non sans parfois provoquer le rire. Un texte qui trouve encore sa résonance aujourd'hui. 

Crédit photo: Brigitte Enguerand

Crédit photo: Brigitte Enguerand

Voltaire Rousseau

  •  De Jean-François PRÉVAND - Mise en scène de Jean-Luc MOREAU et Jean-François PRÉVAND
  •  DU 21 MARS AU 1er JUILLET 2017 - Du mardi au samedi 19h
  • Avec  Jean-Paul FARRÉ /  Jean-Luc MOREAU ou Jean-Jacques MOREAU
  •  
  •  Durée 1h15
  •  Relâches exceptionnelles les 17-18-19-20 et 23 mai
  •  De 10€ (-26 ans) à 32€
  • Renseignements et réservation ici 

Merci au Théâtre de Poche-Montparnasse pour l'invitation et la découverte de ce joli lieu :)

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Le Jeu de l'Amour et du Hasard au Théâtre Michel: une version rafraîchissante !

12 Avril 2017, 19:48pm

Publié par Claire

Quelle surprise! C'est vraiment ce que je me suis dit quand je suis repartie du Théâtre Michel, après avoir vu une version pour le moins... rafraîchissante de cette pièce de Marivaux, mise en scène avec beaucoup de talent par Salomé Villiers. Oui, je sais, cela peut paraître très surprenant, mais c'est vraiment l'impression que l'on a avant même que la pièce commence, alors qu'une fausse pelouse orne la scène ainsi que du mobilier de jardin sur lequel on aurait bien envie de s'asseoir nous aussi... Et quand le spectacle démarre, surprise, c'est par une vidéo... Mais la vidéo n'est pas là en gadget inutile, non, elle participe de ce spectacle qui revisite Marivaux à la sauce des années 60: elle imagine les passages entre les scènes, rajoutant plus d'humour et de connivence avec le public.

Le Jeu de l'Amour et du Hasard au Théâtre Michel: une version rafraîchissante !

Si le spectacle laisse bien part à la critique sociale féministe que l'on devine déjà, il accentue vraiment sur l'humour et la fraîcheur de cette pièce, ce jeu de masques où les futurs fiancés ont la même idée de se déguiser en domestique pour se découvrir l'un et l'autre. Il y a beaucoup de trouvailles dans la mise en scène, d'expressions sur le visage qui provoquent le rire. Avec une mention toute spéciale pour Etienne Launay en Arlequin transformé en Dorante, provoquant irrémédiablement le rire rien qu'à son allure absolument ringarde et à ses "mimiques" - je vous invite à regarder les photographies des acteurs "au naturel" à la sortie de la salle, la transformation est impressionnante. Mais l'ensemble de la troupe semble s'en donner à coeur joie, une joie communicative! J'ai bien aimé également que l'espace scénique s'élargisse à la salle mais... Je ne vous en dis pas plus pour vous laisser découvrir toutes les pépites de ce spectacle...

Crédit photo: Julien Jovelin

Crédit photo: Julien Jovelin

Crédit photo: Julien Jovelin

Crédit photo: Julien Jovelin

Crédit photo: Karine Letellier

Crédit photo: Karine Letellier

Crédit photo: Karine Letellier

Crédit photo: Karine Letellier

Le Jeu de l'Amour et du Hasard, au Théâtre Michel jusqu'au samedi 6 mai 2017

Bande-annonce du spectacle ici, réservations par !

 

Un texte de MARIVAUX
Mise en scène : Salomé VILLIERS
Assistée de : Lisa DE ROOSTER
Vidéo : Léo PARMENTIER
 
DISTRIBUTION:
Salomé VILLIERS (Silvia)
Raphaëlle LEMANN (Lisette)
Philippe PERRUSSEL (M. Orgon)
Bertrand MOUNIER ou Pierre HELIE (Mario)
François NAMBOT (Dorante)
Etienne LAUNAY (Arlequin)
 
Au Théâtre Michel
 
38 rue des Mathurins 75008 Paris
 
 
25 représentations exceptionnelles :
Du 05 avril au 06 mai 
Du jeudi au samedi à 21 heures
Le samedi et dimanche à 16h15








Merci au Théâtre Michel pour les invitations :)

Dans le même théâtre, vous pouvez également en ce moment découvrir Le Horla que j'ai chroniqué ici

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Le Horla au Théâtre Michel: un pari réussi !

10 Avril 2017, 20:34pm

Publié par Claire

Quelle audace de représenter Le Horla au théâtre, d'autant plus dans un seul en scène ! C'est pourtant un pari réussi par l'étonnant Florent Aumaitre, mis en scène par Slimane Kacioui. Tout d'abord, ce qui étonne, c'est la mémoire nécessaire pour mémoriser ce texte de Maupassant. De quoi devenir un peu fou, comme le héros principal de cette nouvelle fantastique dont les illusions semblent rejoindre la réalité, le faisant sombrer petit à petit dans une folie grandissante...

Le Horla au Théâtre Michel: un pari réussi !
Crédit photo: Théâtre Michel

Crédit photo: Théâtre Michel

Très vite, on prend beaucoup de plaisir à redécouvrir ce texte, la déclamation à voix haute procurant une émotion certaine. Le texte étant à la première personne, on se sent littéralement transportés par cette histoire fantastique, frémissant des mystérieuses apparitions... Florent Aumaitre nous emmène dans cette folie qui va crescendo, parvenant à nous faire croire à une présence alors qu'il est seul; on arrive même à deviner le décor alors qu'il y a très peu d'accessoires sur scène. Son jeu d'acteur est impressionnant et relève véritablement de la performance ! J'ai bien aimé que son jeu progresse, au niveau de la voix et de la gestuelle, d'un calme relatif du personnage à cette folie qui le hante progressivement. Une interprétation époustouflante !

Bande-annonce du spectacle - Crédit Théâtre Michel

Le Horla, au Théâtre Michel jusqu'au 21 mai 2016

Dates et réservation ici - De 15 à 25€

Les mardis et mercredi à 19h, et dates supplémentaires: jeudi 4, vendredi 5, samedi 27 mai à 19h, dimanches 14 et 21 mai à 16h30

 

Un grand merci au Théâtre Michel pour les invitations :)

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Rencontre avec Davy Sardou, actuellement à l'affiche au Théâtre Rive Gauche pour Hôtel des Deux Mondes

5 Avril 2017, 17:33pm

Publié par Claire

Hier soir, avec d'autres blogueuses, j'ai eu la chance de rencontrer Davy Sardou actuellement à l'affiche d'Hôtel des Deux Mondes (il y joue le personnage de Julien), pièce que j'avais chroniquée ici et qui m'avait vraiment marquée. Son sujet interpelle tant, mais elle est aussi si remarquablement jouée que j'y ai repensé plusieurs jours durant!

Pour l'occasion nous avions rendez-vous au bien nommé bar L'Entracte, dans cette fameuse rue de la Gaîté où l'on trouve le Théâtre Rive Gauche mais aussi tant d'autres théâtres... Une jolie découverte que ce bar où l'on parle avant tout théâtre, à l'accueil très convivial! 

Rencontre avec Davy Sardou, actuellement à l'affiche au Théâtre Rive Gauche pour Hôtel des Deux Mondes
Rencontre avec Davy Sardou, actuellement à l'affiche au Théâtre Rive Gauche pour Hôtel des Deux Mondes

La mise en scène

Ce soir-là allait se jouer la 60ème représentation de cette pièce au Théâtre Rive Gauche, mise en scène par Anne Bourgeois. C'est la troisième fois que Davy Sardou travaille avec elle, avec plaisir car il y a un réel esprit de troupe dans le travail. Il a fallu une première lecture "à la table" de trois jours avec les comédiens, pour bien comprendre le sens de chaque réplique, en octobre. Eric-Emmanuel Schmitt, auteur de la pièce, a lui aussi été très présent dans le processus de création. D'ailleurs, les didascalies du texte sont respectées; ainsi, les anges ne parlent pas dès l'origine. Ils sont en revanche des personnages très importants, "des maîtres d'hôtel au service des clients". "Après Julien qui sort de l'ascenseur, c'est la première image du spectacle: ils donnent le code de l'irréel, du mystique, ils sont à la fois beaux et inquiétants".

Au niveau des costumes, si son personnage de Julien était facile à habiller, il y a eu un vrai travail pour habiller Laura, jouée par sa compagne Noémie Elbaz: il fallait quelque chose à la fois d'irréel et de féérique.

Le texte

Davy Sardou aime bien le terme de "comédie philosophique" qu'utilise Eric-Emmanuel Schmitt pour désigner sa propre pièce. En effet, ce n'est pas un drame car la pièce est "résolument optimiste". Des grands thèmes de la philosophie y sont revisités, on découvre des hommages à de grands philosophes comme Pascal (Julien dit ainsi à un moment: "Je fais le pari"), Spinoza, Descartes... Le texte lu à haute voix l'a tout de suite convaincu. Le rôle du théâtre est ainsi de faire vivre le répertoire des auteurs contemporains.

Représenter la philosophie au théâtre, c'est difficile et "rarement bien traité". Car ce sont "des paroles et non des actions". Il cite ainsi Le Visiteur, une autre pièce très vivante d'Eric-Emmanuel Schmitt, qui se joue aussi en huis-clos, faisant penser à Sartre bien sûr. Il y a beaucoup de retours de la part du public, car la pièce est accessible. Ce conte philosophique est divertissant mais questionne aussi. C'est "une vraie proposition", "pas un consensus pour plaire au plus grand nombre". Beaucoup de spectateurs se sentent frustrés par la fin. Mais justement, c'est ce qui fait le suspense de la pièce, et l'essentiel est que le personnage, Julien, a changé.

La réplique préférée de l'acteur est: "Rien n'est plus commun que de se croire unique.", car elle résume bien son personnage de Julien.

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Crédit photo: Fabienne Rappeneau

Quelques anecdotes au passage...

- L'occasion de revenir un peu sur le fameux ascenseur qui marque le retour sur terre, à la vie, si la flèche va vers le bas, ou la mort si la flèche indique le haut lorsque les portes se referment. Finalement, c'est un peu moins angoissant qu'il n'y paraît, l'ascenseur est petit mais du public on a l'impression d'une grande cage grâce au jeu des miroirs.

-L'extraordinaire Jean-Paul Farré qui joue le personnage du mage Radjapour joue juste avant la pièce dans la même rue... au Théâtre de Poche - Montparnasse, dans la pièce Voltaire Rousseau. Il a quelques pas à faire, et le voilà arrivé au Théâtre Rive Gauche!

-Il y aura une tournée de cette production en France de janvier à avril 2018. Elle sera de plus jouée à Amiens du 17 au 20 mai 2017 à la Comédie de Picardie.

 

Un grand merci à Davy Sardou d'avoir répondu à nos questions avant une représentation et bien sûr, merci au Théâtre Rive Gauche! La pièce y est à l'affiche jusqu'au 13 mai 2017.

En ce moment, dans le même théâtre, vous pourrez trouver Le Bal de Némirovsky et Le Chien d'Eric-Emmanuel Schmitt.

 

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Phuphuma Love Minus, un choeur sud-africain en concert au Musée du Quai Branly

26 Mars 2017, 19:52pm

Publié par Claire

C'est à un concert très étonnant que j'ai assisté samedi soir au Musée du Quai Branly, celui du choeur sud-africain Phuphuma Love Minus, l'occasion pour moi de découvrir que le musée est doté d'un très grand auditorium en sous-sol, le Théâtre Claude Lévi-Strauss.

Phuphuma Love Minus, un choeur sud-africain en concert au Musée du Quai Branly

Le choeur Phuphuma Love Minus vient du village sud-africain Ngabayela-Umsinga et a été fondé en 2002. Il est depuis installé à Johannesburg. Il comporte actuellement dix membres, dix hommes qui chantent a cappella, rendant la performance d'autant plus impressionnante, et élégamment vêtus de la tête... aux pieds et aux mains avec un motif de carreaux noirs et blancs. Ils sont spécialisés dans l'isicathamiya (du zoulou cathama: marcher doucement comme un chat): pendant leurs chants, les chanteurs jouent les scènes, toujours en mouvement, ce qui est très impressionnant, invoquant des thèmes graves (le SIDA, la guerre...) mais aussi des thèmes beaucoup plus légers comme cette femme-girafe si grande qu'on ne peut pas l'embrasser. Les chants de l'isicathamiya sont le plus souvent en langue zouloue; un ténor "lance" un couplet et le choeur, comportant beaucoup de basses, répond - j'ai d'ailleurs beaucoup aimé les sonorités très rondes de ces voix.

Je vous rassure, une traduction est distribuée au début du spectacle. Comme mes voisins, j'avais parfois un peu de mal à repérer les chants mais grâce aux gestes, je m'y retrouvais, ce qui était du coup assez sympathique, un peu comme un jeu de devinettes le long du spectacle (repérer les sons correspondant au titre de la chanson et les gestes correspondant aux couplets).

Bande-annonce du spectacle - Crédit Musée du Quai Branly Jacques Chirac

Un très joli moment, assez impressionnant, et permettant de découvrir un genre musical et de voyager un peu le temps d'une soirée...



Phuphuma Love Minus, du 25 mars au 2 avril 2017 au Musée du Quai Branly

 

Tarif: 20€ tarif plein (placement libre), tarif réduit 10 et 15€

Le billet du spectacle donne accès aux expositions et aux collections du musée le jour du spectacle.

Parallèlement, des ateliers de chant (initiation à l'isicathamiya) sont organisés par les membres du choeur de Phuphuma Love Minus. Il y en avait un aujourd'hui, et il y en aura un autre samedi 1er avril à 15h:  c'est gratuit pour les détenteurs d'un billet! Inscription au 01.56.61.71.72 .

Et pour ceux qui ne peuvent pas se rendre au Musée du Quai Branly, retrouvez le concert de cet après-midi sur Arte Concert ! C'est d'ailleurs grâce à ce site que j'ai appris que l'isicathamiya rendait hommage aux "travailleurs débarqués des campagnes qui, du temps de l'apartheid, logeaient dans des pensions où ils n'étaient pas autorisés à faire de bruit et où ils ne pouvaient chanter et danser leur peine qu'en chuchotant et effleurant le sol" (source Arte Concert).

 

Un grand merci au Musée du Quai Branly pour cette invitation :)

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La Nuit de la Voix avec la Fondation Orange: un trentième anniversaire très réussi !

15 Mars 2017, 20:38pm

Publié par Claire

Lundi 6 mars avait lieu une soirée exceptionnelle pour tous les amoureux du chant: la Nuit de la Voix, organisée par la Fondation Orange depuis 1991. Une soirée dont je suis revenue des étoiles plein les yeux tellement elle regorgeait de pépites musicales, dans le très joli cadre du Trianon, et qui m'a permis après le concert de discuter avec deux grandes "stars" du lyrique (je mets des guillemets à stars tant ce sont des personnes gentilles et accessibles): Philippe Jaroussky et la très charismatique et pétillante Marie-Nicole Lemieux. Un vrai rêve, je ne voulais plus repartir...

L'affiche met en valeur les chanteuses de D.I.V.A.

L'affiche met en valeur les chanteuses de D.I.V.A.

Lors de cette soirée orchestrée et ouverte sur une improvisation au piano par André Manoukian, le public a pu se régaler de morceaux mettant en valeur la voix dans tous ses états. J'avais l'impression d'être face à un étalage de desserts tous plus beaux les uns que les autres, de savourer à chaque fois. Où les chanteurs lyriques oscillent entre Haendel et variété revisitée, où les moments de rire succèdent à de grands moments d'émotion... Un anniversaire réussi - la Fondation Orange fêtant pour l'occasion ses 30 ans-, et chanté à la fin en choeur par la salle avec la participation du PDG d'Orange, Stéphane Richard.

 

Vu l'organisateur de la soirée, j'ai un peu honte de la qualité de la photo de mon portable. :)

Vu l'organisateur de la soirée, j'ai un peu honte de la qualité de la photo de mon portable. :)

Il est difficile de tout restituer ici mais nous sommes allées de surprises en surprises, accompagnées par l'Orchestre de la Loge : trois grandes "pointures" du lyrique, Philippe Jarrousky, Karina Gauvin et Marie-Nicole Lemieux, amenant leur évidente bonne humeur et leur complicité, du lyrique à la variété - comment oublier les frissons qui ont parcouru la salle quand Marie-Nicole Lemieux a repris des chansons de Starmania, accompagnée au piano d'André Manoukian? Mais aussi les cinq pétillantes chanteuses de D.I.V.A. qui ont reparcouru à leur manière les grands airs de La Traviata ou ont revisité Carmen avec la complicité drôle et réussie de Philippe Jarrousky et Marie-Nicole Lemieux. Mais au-delà de la reprise d'airs célèbres de l'opéra et de sa dimension un peu loufoque et burlesque, il y a une réelle qualité vocale derrière, et certains airs de La Traviata m'ont réellement émue. Autres grandes découvertes: Rosemary Standley accompagnée au violoncelle par Dom La Nena, pour un grand moment de grâce et de complicité entre les deux artistes - je n'arrête pas de revoir ce Duerme Negrito vraiment plein d'émotion-, et China Moses à la voix puissante et étonnante. Et enfin une mention spéciale pour Philippe Jarrousky qui a pris un plaisir communicatif à changer de répertoire dans Voyage, voyage, avec la complicité d'André Manoukian, un moment étonnant, drôle mais finalement aussi impressionnant.

Vous l'avez compris, cette soirée fut riche en émotions... Et la bonne nouvelle, c'est qu'elle est disponible en Replay ici! Profitez-en bien, personnellement je ne me lasse pas de voir et revoir cette vidéo.



Bon anniversaire à la Fondation Orange et un merci sincère pour cette soirée qui a également beaucoup plu à M. Claire!

 

P.S.: amoureux du chant, ne ratez pas le spectacle du choeur sud-africain "Phuphuma Love Minus" au Musée du Quai Branly du samedi 25 mars au dimanche 2 avril 2017. Vous pouvez en voir un extrait ici.

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Le Bal d'Irène Némirovsky au Théâtre Rive Gauche

17 Février 2017, 21:30pm

Publié par Claire

C'est avec une certaine impatience que j'attendais cette pièce au Théâtre Rive Gauche: Le Bal de Némirovsky, dans une adaptation au théâtre de Virginie Lemoine. Ce roman en grande partie autobiographique raconte la vie d'Antoinette, jeune adolescente de 14 ans, rêvant de vengeance face à une mère (Rosine) très distante, et y parvient un jour en empêchant d'organiser un bal qui devait montrer l'ascension sociale de ses parents qui y ont invité toute la haute société parisienne. Et c'est sous cet angle social que Virginie Lemoine a choisi de mettre en scène Le Bal, faisant de ce roman plutôt noir - enfin, c'est le souvenir que j'en avais gardé - une comédie grinçante sur les nouveaux riches.

Le Bal d'Irène Némirovsky au Théâtre Rive Gauche

J'ai beaucoup apprécié ce parti pris dans la mise en scène, grâce auquel tous les personnages ont une réelle profondeur, des parents aux habitudes grossières et maladroitement mondaines à la professeure de piano antipathique remarquablement jouée par Françoise Miquelis, donnant une des leçons de piano les plus drôles qu'il m'ait été donné de voir au théâtre.

Crédit photo: Théâtre Rive Gauche - Droits réservés

Crédit photo: Théâtre Rive Gauche - Droits réservés

Crédit photo: Théâtre Rive Gauche - Droits réservés

Crédit photo: Théâtre Rive Gauche - Droits réservés

Une jolie surprise nous attendait après la représentation, comme c'était la générale presse, Virginie Lemoine, très sympathique, a répondu à nos questions en compagnie de l'un des deux biographes de l'auteure, Olivier Philipponat (il a en effet avec Patrick Linhardt écrit une passionnante biographie, La Vie d'Irène Némirovsky chez Grasset, fruit d'une longue recherche et que je suis en train de relire pour l'occasion), et de son petit-fils, ayant beaucoup d'humour mais que l'on a senti tout de même très ému par la pièce. L'occasion de rappeler que l'auteure, morte en déportation en 1942, a obtenu à titre posthume le Prix Renaudot pour Suite Française en 2004. Et l'occasion également pour Virginie Lemoine d'évoquer son long travail (quatre ans) pour rendre hommage à une écrivain qu'elle affectionne particulièrement...
 


Le Bal d'Irène Némirovsky

Au Théâtre Rive Gauche depuis le 28 janvier 2017
Du mardi au samedi à 19h

Relâches exceptionnelles les 24 et 25 février 2017, les 18, 24, et 25 mars 2017

De 21€ à 33€

Adaptation Virginie LEMOINE
Mise en scène Virginie LEMOINE et Marie CHEVALOT

Avec
Lucie BARRET
Brigitte FAURE
Serge NOEL
Françoise MIQUELIS
Pascal VANNSON

 

Retrouvez également en ce moment L'Hôtel des Deux Mondes (ma chronique ici) et Le Chien, prolongé en 2017 (ma chronique ).

 

Merci au Théâtre Rive Gauche pour les invitations :)

 

 

 

 

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